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Digérer la défaite. Récits de captivité des prisonniers de guerre français de la Seconde Guerre mondiale (1940-1953)
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- Nombre de pages356
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-7535-5960-8
- EAN9782753559608
- Date de parution02/05/2019
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurPresses universitaires de Rennes
- PréfacierMichèle Touret
Résumé
Continuation de l'étrange défaite de 1940, la captivité de 1940-1945 a été une expérience que le corps collectif des soldats français a tenté de digérer. Devenus prisonniers de guerre des allemands, ces soldats ont voulu par la parole, l'écrit et l'action, faire en sorte que des forces vives favorables à la reconstruction de la France émergent de ces cinq années remplies d'inutilité et d'humiliation.
Entre 1940 et 1953, pas moins de 191 récits - témoignages, journaux, romans - furent publiés qui poursuivirent ce but, chacun à leur mesure. Ces textes, écrits par des écrivains professionnels ou de circonstance, publiés dans l'urgence ou plusieurs années après la fin de la guerre, conçus comme de simples témoignages ou comme des ouvres littéraires audacieuses, constituent un corpus riche qui à ce jour n'a jamais été étudié dans son ensemble.
Ces récits de captivité sont les témoins - conscients ou inconscients _ d'un pays qui, emporté par le chaos de la défaite, voulut s'accrocher à son identité, cherchant des solutions et des consolations dans ce qui lui était familier : une terre, un esprit, un chef. Quelque chose d'étrange et de nouveau naissait pourtant de la captivité. Quelque chose qui, métamorphosant les prisonniers de guerre, changeait l'existence de ces hommes et rendaient caduques les histoires édifiantes de soldats droits, dignes, virils, spirituels, porte-parole d'un peuple qui croyait tenir bon face au chaos - qui croyait être victorieux malgré la défaite.
Entre 1940 et 1953, pas moins de 191 récits - témoignages, journaux, romans - furent publiés qui poursuivirent ce but, chacun à leur mesure. Ces textes, écrits par des écrivains professionnels ou de circonstance, publiés dans l'urgence ou plusieurs années après la fin de la guerre, conçus comme de simples témoignages ou comme des ouvres littéraires audacieuses, constituent un corpus riche qui à ce jour n'a jamais été étudié dans son ensemble.
Ces récits de captivité sont les témoins - conscients ou inconscients _ d'un pays qui, emporté par le chaos de la défaite, voulut s'accrocher à son identité, cherchant des solutions et des consolations dans ce qui lui était familier : une terre, un esprit, un chef. Quelque chose d'étrange et de nouveau naissait pourtant de la captivité. Quelque chose qui, métamorphosant les prisonniers de guerre, changeait l'existence de ces hommes et rendaient caduques les histoires édifiantes de soldats droits, dignes, virils, spirituels, porte-parole d'un peuple qui croyait tenir bon face au chaos - qui croyait être victorieux malgré la défaite.



