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Derniers temps de l’Empire d’Occident
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- FormatMulti-format
- ISBN978-2-38469-159-3
- EAN9782384691593
- Date de parution08/06/2023
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurEditions Homme et Litterature
Résumé
Après un interrègne de près de deux ans, pendant lequel l'empire d'Occident sembla vouloir s'abîmer, Rome apprit enfin qu'elle avait un empereur. Le Suève Ricimer, qui, sous le nom de patrice, gouvernait ou pour mieux dire opprimait l'Italie, venait de faire sa paix avec l'empereur d'Orient, Léon. Anthémius fut le produit de leur réconciliation. Parti de Constantinople avec une suite brillante et une petite armée, cadeau fait à l'Occident par l'Orient, il débarqua le 12 avril de l'année 467 dans le port de Ravenne, où Ricimer l'attendait.
L'armée d'Italie, réunie par les soins du patrice, le proclama empereur à son débarquement. Anthémius arrivait avec le titre et le manteau de césar que Léon lui avait conférés à son départ comme une recommandation au choix des Occidentaux et un signe de l'unanimité rétablie entre les deux moitiés du monde romain, la collation du titre d'auguste et l'investiture du manteau impérial du premier degré étant réservées au peuple et au sénat de Rome, d'un commun accord entre Ricimer et Léon.
Ce retour a l'unité de l'empire, à la paix intérieure, au gouvernement régulier, après tant de bouleversements et de princes successivement assassinés, semblait avoir donné aux Italiens une seconde vie, et des transports de joie éclataient de toutes parts. Le mariage prochain de Ricimer avec la fille d'Anthémius, mariage désiré par les Romains dans un intérêt politique, demandé par Léon, consenti par Anthémius, non pourtant sans beaucoup d'hésitations, promettait aux idées de concorde et aux espérances de paix domestique un gage que l'on croyait assuré.
L'armée d'Italie, réunie par les soins du patrice, le proclama empereur à son débarquement. Anthémius arrivait avec le titre et le manteau de césar que Léon lui avait conférés à son départ comme une recommandation au choix des Occidentaux et un signe de l'unanimité rétablie entre les deux moitiés du monde romain, la collation du titre d'auguste et l'investiture du manteau impérial du premier degré étant réservées au peuple et au sénat de Rome, d'un commun accord entre Ricimer et Léon.
Ce retour a l'unité de l'empire, à la paix intérieure, au gouvernement régulier, après tant de bouleversements et de princes successivement assassinés, semblait avoir donné aux Italiens une seconde vie, et des transports de joie éclataient de toutes parts. Le mariage prochain de Ricimer avec la fille d'Anthémius, mariage désiré par les Romains dans un intérêt politique, demandé par Léon, consenti par Anthémius, non pourtant sans beaucoup d'hésitations, promettait aux idées de concorde et aux espérances de paix domestique un gage que l'on croyait assuré.











