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Nouveauté
Danser les funérailles. Associations et lieux de pouvoir au Cameroun
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- Nombre de pages304
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-7132-3234-3
- EAN9782713232343
- Date de parution22/04/2026
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurÉditions de l’École des hautes é...
Résumé
Convié à des funérailles dans une chefferie bamiléké, l'ethnographe se glisse dans la cour d'une concession. Il y a déjà un public nombreux. Un groupe de danse du nom de Mini Nzang offre un étrange spectacle, qui associe brèves chorégraphies, saynètes et spectacle de rue. Une canne et un porte-drapeau sont plantés devant l'orchestre ; l'une est sculptée d'une tête de notable, l'autre d'un lion. Un personnage évolue seul, vêtu d'une houppelande colorée en fibres de raphia et masqué d'un cimier ; il tient les spectateurs à distance, brandissant de temps à autre la canne.
Un deuxième personnage, d'allure burlesque, portant une cagoule de bourreau, fait alors son entrée. Intrigué, considérant les matériels et les symboles déployés, l'ethnographe se tourne vers son voisin :« S'agit-il de notables ?- Du tout, c'est le Pénemfon, un groupe de danse du village. Ça, ce sont les jeunes.- Et ils ont le droit de porter des masques et de posséder de tels objets ?- C'est leur tenue.
C'est pour leur groupe. »Fait anodin pour ce familier de la cérémonie, surprise pour l'ethnographe. Comment des jeunes exclus de la hiérarchie des titres nobiliaires peuvent-ils arborer de tels attributs en la circonstance ? N'y a-t-il pas usurpation ?Renouant avec les grandes monographies africanistes, ce livre brosse un tableau inédit de la vie associative au Cameroun, où se mêlent valeurs de modernité et legs du passé, et renouvelle l'approche anthropologique de la condition de cadet au sein de la chefferie bamiléké.
Un deuxième personnage, d'allure burlesque, portant une cagoule de bourreau, fait alors son entrée. Intrigué, considérant les matériels et les symboles déployés, l'ethnographe se tourne vers son voisin :« S'agit-il de notables ?- Du tout, c'est le Pénemfon, un groupe de danse du village. Ça, ce sont les jeunes.- Et ils ont le droit de porter des masques et de posséder de tels objets ?- C'est leur tenue.
C'est pour leur groupe. »Fait anodin pour ce familier de la cérémonie, surprise pour l'ethnographe. Comment des jeunes exclus de la hiérarchie des titres nobiliaires peuvent-ils arborer de tels attributs en la circonstance ? N'y a-t-il pas usurpation ?Renouant avec les grandes monographies africanistes, ce livre brosse un tableau inédit de la vie associative au Cameroun, où se mêlent valeurs de modernité et legs du passé, et renouvelle l'approche anthropologique de la condition de cadet au sein de la chefferie bamiléké.



