Malgré l'absence de production littéraire du philosophe de tradition orale Jean-Baptiste Botul (1896-1947), nous pouvons signaler quelques rares recueils qui ont assis sa réputation : La vie sexuelle d'Emmanuel Kant (Mille et une nuits, 1999), Landru, précurseur du féminisme. Correspondance inédite, 1919-1922 (Mille et une nuits, 2001) ou La métaphysique du mou, déjà édité par Jacques Gaillard (Mille et une nuits, 2007).
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- Nombre de pages144
- FormatePub
- ISBN978-2-7071-7162-7
- EAN9782707171627
- Date de parution16/02/2012
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille562 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurLa Découverte
- Commentateur (texte)Jacques Gaillard
Résumé
" L'essentiel est de nous débarrasser du principe de non-contradiction, en posant qu'on peut à la fois penser au trou et au non-trou, voire au trou dans le trou. C'est-à-dire au trou percé. "
J.-B. BotulDans l'absence de production littéraire du philosophe de tradition orale Jean-Baptiste Botul (1896-1947), la Correspondance à moi-même occupe une place de premier plan, restée jusque-là méconnue.
D'où l'importance de ce livre, qui met au jour une partie significative de cette correspondance, échangée entre Botul et lui-même pendant la " drôle de guerre ", entre novembre 1939 à mars 1940. Jacques Gaillard, latiniste, chroniqueur et philologue d'excellente réputation (prix Renaudot de l'essai 1996), en donne enfin une édition aussi soignée qu'érudite, en réponse à l'ardente curiosité pour l'ouvre botulienne suscitée, en 2010, sous les yeux étonnés du monde entier, par de vertigineuses polémiques au sommet de l'intelligentsia française (ou juste à côté).
" Tout est là : le boyau, le sang, le trou, la vie, la fuite, la mort peut-être. Circulez, circulez, signes cruels, hémorragie de sens, Kant avait bien raison, le grand problème, pour un philosophe, c'est d'être étanche... Eh bien, soit. Homme je suis, donc, fort troué, comme tout un chacun, telle est la loi de notre anatomie ; néanmoins, en tant que Botul, par ce nom même, je suis un trou à peine enveloppé par une membrane de conscience, l'incarnation transcendantale du trou, en quelque sorte.
Cela étant, la parcimonie de mon écriture ne pourra jamais obturer mon aptitude à la réflexion et à la communication : je suis un trou, mais un trou pensant. Ça va mieux en le disant, n'est-ce pas ? [...] L'essentiel est de nous débarrasser du principe de non-contradiction, en posant qu'on peut à la fois penser au trou et au non-trou, voire au trou dans le trou. C'est-à-dire au trou percé. " J.-B.
Botul " Qu'on le veuille ou non, Platon a mal vieilli, Kant reste utile, Botul est indispensable. " Aphorisme anonyme
D'où l'importance de ce livre, qui met au jour une partie significative de cette correspondance, échangée entre Botul et lui-même pendant la " drôle de guerre ", entre novembre 1939 à mars 1940. Jacques Gaillard, latiniste, chroniqueur et philologue d'excellente réputation (prix Renaudot de l'essai 1996), en donne enfin une édition aussi soignée qu'érudite, en réponse à l'ardente curiosité pour l'ouvre botulienne suscitée, en 2010, sous les yeux étonnés du monde entier, par de vertigineuses polémiques au sommet de l'intelligentsia française (ou juste à côté).
" Tout est là : le boyau, le sang, le trou, la vie, la fuite, la mort peut-être. Circulez, circulez, signes cruels, hémorragie de sens, Kant avait bien raison, le grand problème, pour un philosophe, c'est d'être étanche... Eh bien, soit. Homme je suis, donc, fort troué, comme tout un chacun, telle est la loi de notre anatomie ; néanmoins, en tant que Botul, par ce nom même, je suis un trou à peine enveloppé par une membrane de conscience, l'incarnation transcendantale du trou, en quelque sorte.
Cela étant, la parcimonie de mon écriture ne pourra jamais obturer mon aptitude à la réflexion et à la communication : je suis un trou, mais un trou pensant. Ça va mieux en le disant, n'est-ce pas ? [...] L'essentiel est de nous débarrasser du principe de non-contradiction, en posant qu'on peut à la fois penser au trou et au non-trou, voire au trou dans le trou. C'est-à-dire au trou percé. " J.-B.
Botul " Qu'on le veuille ou non, Platon a mal vieilli, Kant reste utile, Botul est indispensable. " Aphorisme anonyme







