NOUVELLE TIRÉE DE L'ARIOSTE Jadis régnoit en LombardieUn prince aussi beau que le jour, Et tel que des beautés qui régnoient à sa courLa moitié lui portoit envie, L'autre moitié brûloit pour lui d'amour. Un jour, en se mirant : « Je fais, dit-il, gageureQu'il n'est mortel dans la natureQui me soit égal en appas, Et gage, si l'on veut, la meilleure provinceDe mes États ;Et, s'il s'en rencontre un, je promets, foi de prince, De le traiter si bien qu'il ne s'en plaindra pas.
Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
NOUVELLE TIRÉE DE L'ARIOSTE Jadis régnoit en LombardieUn prince aussi beau que le jour, Et tel que des beautés qui régnoient à sa courLa moitié lui portoit envie, L'autre moitié brûloit pour lui d'amour. Un jour, en se mirant : « Je fais, dit-il, gageureQu'il n'est mortel dans la natureQui me soit égal en appas, Et gage, si l'on veut, la meilleure provinceDe mes États ;Et, s'il s'en rencontre un, je promets, foi de prince, De le traiter si bien qu'il ne s'en plaindra pas.
Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.