Le bois antique et jeune encore Dans sa beauté calme apparaît, Empourpré de lueurs d'aurore : Salut, chênes de la forêt !Vous vivez entre deux abîmes, Plongeant du pied sous le sol dur Et portant vos têtes sublimes Au cour de l'immortel azur. Vous avez la grâce et la force, Car les oiseaux vous font chanter, Et sur votre rugueuse écorce L'effort du temps vient avorter. Aussi, malgré la bise noire, L'hiver nu, le torride été, Vous portez fièrement la gloire De votre verte éternité !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Le bois antique et jeune encore Dans sa beauté calme apparaît, Empourpré de lueurs d'aurore : Salut, chênes de la forêt !Vous vivez entre deux abîmes, Plongeant du pied sous le sol dur Et portant vos têtes sublimes Au cour de l'immortel azur. Vous avez la grâce et la force, Car les oiseaux vous font chanter, Et sur votre rugueuse écorce L'effort du temps vient avorter. Aussi, malgré la bise noire, L'hiver nu, le torride été, Vous portez fièrement la gloire De votre verte éternité !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.