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Césarine ou Le soupçon
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- Nombre de pages205
- FormatePub
- ISBN2-402-14638-9
- EAN9782402146388
- Date de parution01/01/1974
- Protection num.Digital Watermarking
- Taille573 Ko
- Infos supplémentairesepub
- ÉditeurFeniXX réédition numérique (Le C...
Résumé
Ce livre de nouvelles a été écrit entre 1940 et 1945 par un prisonnier. On y retrouve à l'arrière-plan une histoire de la captivité, saisie à ses premiers débuts et dans sa dernière phase en 1945. Ce sont des récits qui excitent la pensée. Ils présentent des êtres ambigus. Césarine est-elle une sainte ou une espionne ? L'abbé Langlois est-il un avare ou un pauvre ? Et « l'inconnu de la Citadelle » est-il le Visiteur d'Emmaüs ? L'auteur s'est exercé au langage abstrait du philosophe et au langage imagé du conteur.
L'avantage du conteur sur l'ami des idées, c'est qu'il peut se plier aux apparences et suivre les sinuosités de la vie, qu'il a même la permission de créer des êtres avec des pensées et de les faire vivants, indépendants de lui-même. « Parfois », dit Jean Guitton, « en comparant les ressources du romancier avec celles du philosophe, je me suis demandé lequel avait choisi la meilleure part. Ne vaut-il pas mieux donner la vraisemblance et le mouvement à une de nos pensées que d'étudier la structure abstraite de ce monde ? L'idée que je garde est qu'on devrait trouver le moyen de faire concourir ces deux visions, de représenter le quotidien sous sa forme terne et médiocre, équivoque parfois, et d'autre part l'Idée avec ses arêtes toutes nettes, mais non pas à part l'un de l'autre ; c'est l'enclenchement de ces deux modes de l'être qui est le sceau de cette création-ci.
Je ne vois qu'un livre qui ait réussi ce miracle : ce sont les Évangiles. »
L'avantage du conteur sur l'ami des idées, c'est qu'il peut se plier aux apparences et suivre les sinuosités de la vie, qu'il a même la permission de créer des êtres avec des pensées et de les faire vivants, indépendants de lui-même. « Parfois », dit Jean Guitton, « en comparant les ressources du romancier avec celles du philosophe, je me suis demandé lequel avait choisi la meilleure part. Ne vaut-il pas mieux donner la vraisemblance et le mouvement à une de nos pensées que d'étudier la structure abstraite de ce monde ? L'idée que je garde est qu'on devrait trouver le moyen de faire concourir ces deux visions, de représenter le quotidien sous sa forme terne et médiocre, équivoque parfois, et d'autre part l'Idée avec ses arêtes toutes nettes, mais non pas à part l'un de l'autre ; c'est l'enclenchement de ces deux modes de l'être qui est le sceau de cette création-ci.
Je ne vois qu'un livre qui ait réussi ce miracle : ce sont les Évangiles. »




















