Le verdict est sans appel : la France n'est plus le partenaire naturel de l'Afrique. Elle fait figure de repoussoir. Ce décrochage n'a rien d'un accident. C'est le résultat de décennies de cécité diplomatique, de condescendance politique et d'une déconnexion abyssale avec un continent en pleine métamorphose. Pendant que Paris s'enferme dans ses repentances et ses leçons de gouvernance, Pékin construit des ports, Ankara vend des drones et Moscou déploie ses mercenaires.
L'Afrique concentre 30 % des minerais critiques de la planète, comptera 2, 5 milliards d'habitants en 2050 et invente déjà les solutions technologiques de demain. Ce n'est plus elle qui a besoin de nous. C'est nous qui avons besoin d'elle. Réparer les dégâts qu'a entraînés ce divorce n'est pas une option. C'est une urgence vitale pour notre pays. Pascal Lorot est économiste et géopoliticien. Ancien membre de cabinets ministériels, ancien chef économiste de Total et ex-conseiller du président de laBERD, il est aujourd'hui président de l'Institut Choiseul.
Il a une connaissance intime du continent africain qu'il parcourt depuis trois décennies.
Le verdict est sans appel : la France n'est plus le partenaire naturel de l'Afrique. Elle fait figure de repoussoir. Ce décrochage n'a rien d'un accident. C'est le résultat de décennies de cécité diplomatique, de condescendance politique et d'une déconnexion abyssale avec un continent en pleine métamorphose. Pendant que Paris s'enferme dans ses repentances et ses leçons de gouvernance, Pékin construit des ports, Ankara vend des drones et Moscou déploie ses mercenaires.
L'Afrique concentre 30 % des minerais critiques de la planète, comptera 2, 5 milliards d'habitants en 2050 et invente déjà les solutions technologiques de demain. Ce n'est plus elle qui a besoin de nous. C'est nous qui avons besoin d'elle. Réparer les dégâts qu'a entraînés ce divorce n'est pas une option. C'est une urgence vitale pour notre pays. Pascal Lorot est économiste et géopoliticien. Ancien membre de cabinets ministériels, ancien chef économiste de Total et ex-conseiller du président de laBERD, il est aujourd'hui président de l'Institut Choiseul.
Il a une connaissance intime du continent africain qu'il parcourt depuis trois décennies.