Né dans la Loire un peu après Tchernobyl. Écrit & traduit des trucs. Éditeur pour publie.net.
Accident de personne. Q : Pourquoi la mort ? R : Plus de pile. – en 128 pages et 271 liens internes
Par :Formats :
Disponible dans votre compte client Decitre ou Furet du Nord dès validation de votre commande. Le format Multi-format est :
- Pour les liseuses autres que Vivlio, vous devez utiliser le logiciel Adobe Digital Edition. Non compatible avec la lecture sur les liseuses Kindle, Remarkable et Sony
, qui est-ce ?Notre partenaire de plateforme de lecture numérique où vous retrouverez l'ensemble de vos ebooks gratuitement
Pour en savoir plus sur nos ebooks, consultez notre aide en ligne ici
- Nombre de pages128
- FormatMulti-format
- ISBN978-2-8145-5419-1
- EAN9782814554191
- Date de parution23/01/2011
- Protection num.pas de protection
- Infos supplémentairesMulti-Format
- ÉditeurPublie.net
Résumé
Pendant presque deux ans, je passais entre deux et trois heures par jour en transport en commun (RER, métros). Tout ce temps là, mis bout à bout, ça fout la lourde comme on dit par chez moi, le vertige. J'ai donc eu mon compte d'accidents de personne, je ne les ai pas comptés, mais toujours une atmosphère particulière dans le wagon lorsque le conducteur l'annonce, ou sur les quais quand les écrans clignotent.
Un jour l'un d'entre eux m'a fait arriver deux heures en retard dans mon boulot de l'époque. Ce jour-là, l'idée d'en faire quelque chose, de prendre des notes, et l'écriture de la toute première. La prise de notes a duré un an et demi. Toutes ces notes (ou la plupart) ont été écrites directement embarqué soit dans les wagons, soit sur les quais, au téléphone portable classique, ensuite via l'iPhone.
J'ai vu de suite que c'était un truc fait pour twitter. Je n'ai pas twitté en live : j'ai un peu peur de l'instantané, et puis il fallait l'organiser, faire le ménage. Alors ça s'est étendu dans le temps, et tant mieux, ça m'a permis de faire mûrir . Fin 2010, j'avais plus de 200 fragments d'écrits, tous de moins de 140 caractères, alors j'ai créé le compte @apersonne, j'ai épuré mon texte. J'en ai gardé environ 160.
De cette façon, j'ai pu mettre en ligne 5 fragments par jour pendant un mois tout juste. C'était novembre, j'ai choisi décembre, et ça tombait bien avec Noël et réveillon à la fin comme acmé. L'idée était là depuis le tout début, de pouvoir programmer les twitts à heure fixe, tous les jours 7h, 9h, 12h, 18h et 20h, afin que les twitts puissent être lus aux heures de pointe, dans les transports précisément.
Et puis ça avait un côté feuilleton : les followers ont commencé à savoir que c'était « bientôt l'heure d'@apersonne ». Passé fin décembre, j'ai mis au propre, rassemblé le tout dans un abécédaire. A l'origine il n'était pas prévu que des figures émergent, et puis des personnages sont apparus d'eux mêmes, par exemple celui qui cherche une chanson idéale pour la passer au moment de mourir, celle qui se tue mais plusieurs fois, car ça marche pas, les régulateurs de flux que je voyais tous les jours deux fois par jour, etc.
Alors les classer par personnages, c'était une idée. Les notes de bas de page, c'est venu pendant cette phase là, histoire de faire dialoguer tout le monde, du coup toutes les notes sont inédites, jamais apparues sur twitter, plus de 140 caractères pour certaines. Je me demande toujours au moment de compiler ce genre de projet volatile : quelle sera la règle du jeu ? La règle du jeu , ce serait de pouvoir naviguer dans tout ça sans suivre d'ordre, ni alphabétique ni rien, simplement rebondir d'une fiction à l'autre.
J'aime cette idée de ne pas lire de la page 1 à la page 99 mais dans le désordre. D'où les 271 liens, chaque titre dans les notes étant discrètement interactif. GV
Un jour l'un d'entre eux m'a fait arriver deux heures en retard dans mon boulot de l'époque. Ce jour-là, l'idée d'en faire quelque chose, de prendre des notes, et l'écriture de la toute première. La prise de notes a duré un an et demi. Toutes ces notes (ou la plupart) ont été écrites directement embarqué soit dans les wagons, soit sur les quais, au téléphone portable classique, ensuite via l'iPhone.
J'ai vu de suite que c'était un truc fait pour twitter. Je n'ai pas twitté en live : j'ai un peu peur de l'instantané, et puis il fallait l'organiser, faire le ménage. Alors ça s'est étendu dans le temps, et tant mieux, ça m'a permis de faire mûrir . Fin 2010, j'avais plus de 200 fragments d'écrits, tous de moins de 140 caractères, alors j'ai créé le compte @apersonne, j'ai épuré mon texte. J'en ai gardé environ 160.
De cette façon, j'ai pu mettre en ligne 5 fragments par jour pendant un mois tout juste. C'était novembre, j'ai choisi décembre, et ça tombait bien avec Noël et réveillon à la fin comme acmé. L'idée était là depuis le tout début, de pouvoir programmer les twitts à heure fixe, tous les jours 7h, 9h, 12h, 18h et 20h, afin que les twitts puissent être lus aux heures de pointe, dans les transports précisément.
Et puis ça avait un côté feuilleton : les followers ont commencé à savoir que c'était « bientôt l'heure d'@apersonne ». Passé fin décembre, j'ai mis au propre, rassemblé le tout dans un abécédaire. A l'origine il n'était pas prévu que des figures émergent, et puis des personnages sont apparus d'eux mêmes, par exemple celui qui cherche une chanson idéale pour la passer au moment de mourir, celle qui se tue mais plusieurs fois, car ça marche pas, les régulateurs de flux que je voyais tous les jours deux fois par jour, etc.
Alors les classer par personnages, c'était une idée. Les notes de bas de page, c'est venu pendant cette phase là, histoire de faire dialoguer tout le monde, du coup toutes les notes sont inédites, jamais apparues sur twitter, plus de 140 caractères pour certaines. Je me demande toujours au moment de compiler ce genre de projet volatile : quelle sera la règle du jeu ? La règle du jeu , ce serait de pouvoir naviguer dans tout ça sans suivre d'ordre, ni alphabétique ni rien, simplement rebondir d'une fiction à l'autre.
J'aime cette idée de ne pas lire de la page 1 à la page 99 mais dans le désordre. D'où les 271 liens, chaque titre dans les notes étant discrètement interactif. GV








