Rolf Dieter Brinkmann, né le 16 avril 1940 à Vechta, Allemagne, est mort accidentellement dans une rue de Londres le 23 avril 1975, en sortant d'un colloque international de poésie où il était intervenu. Pour la génération des poètes allemands d'après-guerre, il innovait ; il n'hésita pas, en tant que traducteur de la jeune poésie américaine et anglaise, à accueillir dans ses textes "la langue effondrée", l'argot et la mélodie langagière de la pop-musique, ce qui leur donne une fraîcheur et une spontanéité en opposition avec la langue établie d'une écriture traditionnelle.
"Je pense, dit-il, que le poème est la forme la plus appropriée pour retenir concrètement un instantané de mouvements et des processus perçus spontanément." Vers l'ouest 1 et 2, paru après sa mort, est devenu dans son pays un livre culte. Inédits en France, ses vers méritent plus qu'une attention : la ferveur qu'on accorde aux artistes ouvrant de nouvelles fenêtres sur les pouvoirs du Verbe.
Rolf Dieter Brinkmann, né le 16 avril 1940 à Vechta, Allemagne, est mort accidentellement dans une rue de Londres le 23 avril 1975, en sortant d'un colloque international de poésie où il était intervenu. Pour la génération des poètes allemands d'après-guerre, il innovait ; il n'hésita pas, en tant que traducteur de la jeune poésie américaine et anglaise, à accueillir dans ses textes "la langue effondrée", l'argot et la mélodie langagière de la pop-musique, ce qui leur donne une fraîcheur et une spontanéité en opposition avec la langue établie d'une écriture traditionnelle.
"Je pense, dit-il, que le poème est la forme la plus appropriée pour retenir concrètement un instantané de mouvements et des processus perçus spontanément." Vers l'ouest 1 et 2, paru après sa mort, est devenu dans son pays un livre culte. Inédits en France, ses vers méritent plus qu'une attention : la ferveur qu'on accorde aux artistes ouvrant de nouvelles fenêtres sur les pouvoirs du Verbe.