Un siècle de stratégie occidentale Un livre-choc sur les racines historiques du projet de "décolonisation" de la Russie : de Pilsudski à Brzezinski, de l'Intermarium à l'Initiative des Trois Mers, Martin Bernard révèle un siècle de stratégies visant à remodeler l'Europe de l'Est et à contenir Moscou. Depuis le début de la guerre en Ukraine, une idée s'est imposée dans certains cercles politiques occidentaux : la Russie ne devrait pas seulement être contenue, mais "décolonisée" , voire fragmentée.
Martin Bernard montre que cette perspective n'est pas née en 2022. Elle s'inscrit dans une histoire longue, commencée au début du XXe siècle avec deux doctrines géopolitiques aujourd'hui largement oubliées : le Prométhéisme, qui visait à affaiblir la Russie de l'intérieur en soutenant les peuples non russes, et l'Intermarium, projet d'un bloc d'Etats situé entre la Baltique, l'Adriatique et la mer Noire.
A travers une enquête dense et documentée, l'auteur remonte le fil d'un siècle de stratégies occidentales, de Pilsudski à Brzezinski, de Mackinder à l'Initiative des Trois Mers. Il montre comment les mêmes logiques se recomposent sous des noms nouveaux : libération des peuples, endiguement, promotion de la démocratie, sécurité énergétique, élargissement de l'OTAN. Selon lui, l'Intermarium n'est plus seulement une idée : c'est aujourd'hui une architecture politique, militaire et énergétique.
Le livre se distingue par son approche historique de longue durée et par l'usage de sources rares : archives de la CIA, du Counter Intelligence Corps, correspondance diplomatique suisse des années 1920-1930, textes stratégiques américains, travaux de think tanks, réseaux d'exilés est-européens. Il éclaire les continuités entre mouvements nationalistes, services occidentaux, diasporas anticommunistes, stratégie américaine et recomposition actuelle de l'Europe orientale.
L'un des points forts du livre est de ne pas réduire le sujet à un affrontement simpliste entre pro-russes et pro-occidentaux. L'auteur précise qu'il ne s'agit ni d'absoudre Moscou, ni de nier les aspirations légitimes des peuples d'Europe de l'Est et du Caucase. Son propos est plutôt de montrer comment ces aspirations ont pu être instrumentalisées, à la fois par des éléments nationalistes radicaux et par des puissances occidentales cherchant à affaiblir la Russie, contrôler les corridors énergétiques et étendre le périmètre atlantique.
Martin Bernard est journaliste, écrivain et fondateur du média Antithèse. Franco-suisse, basé à Lausanne, il a collaboré avec plusieurs titres de presse, parmi lesquels Ouest-France, Le Journal du dimanche, La Croix, La Liberté et 24 heures. Ses travaux portent sur l'histoire, la géopolitique, la philosophie et la spiritualité de l'Occident. Il est l'auteur de Plaidoyer pour un renouveau européen, paru chez BSN Press en 2024.
Un siècle de stratégie occidentale Un livre-choc sur les racines historiques du projet de "décolonisation" de la Russie : de Pilsudski à Brzezinski, de l'Intermarium à l'Initiative des Trois Mers, Martin Bernard révèle un siècle de stratégies visant à remodeler l'Europe de l'Est et à contenir Moscou. Depuis le début de la guerre en Ukraine, une idée s'est imposée dans certains cercles politiques occidentaux : la Russie ne devrait pas seulement être contenue, mais "décolonisée" , voire fragmentée.
Martin Bernard montre que cette perspective n'est pas née en 2022. Elle s'inscrit dans une histoire longue, commencée au début du XXe siècle avec deux doctrines géopolitiques aujourd'hui largement oubliées : le Prométhéisme, qui visait à affaiblir la Russie de l'intérieur en soutenant les peuples non russes, et l'Intermarium, projet d'un bloc d'Etats situé entre la Baltique, l'Adriatique et la mer Noire.
A travers une enquête dense et documentée, l'auteur remonte le fil d'un siècle de stratégies occidentales, de Pilsudski à Brzezinski, de Mackinder à l'Initiative des Trois Mers. Il montre comment les mêmes logiques se recomposent sous des noms nouveaux : libération des peuples, endiguement, promotion de la démocratie, sécurité énergétique, élargissement de l'OTAN. Selon lui, l'Intermarium n'est plus seulement une idée : c'est aujourd'hui une architecture politique, militaire et énergétique.
Le livre se distingue par son approche historique de longue durée et par l'usage de sources rares : archives de la CIA, du Counter Intelligence Corps, correspondance diplomatique suisse des années 1920-1930, textes stratégiques américains, travaux de think tanks, réseaux d'exilés est-européens. Il éclaire les continuités entre mouvements nationalistes, services occidentaux, diasporas anticommunistes, stratégie américaine et recomposition actuelle de l'Europe orientale.
L'un des points forts du livre est de ne pas réduire le sujet à un affrontement simpliste entre pro-russes et pro-occidentaux. L'auteur précise qu'il ne s'agit ni d'absoudre Moscou, ni de nier les aspirations légitimes des peuples d'Europe de l'Est et du Caucase. Son propos est plutôt de montrer comment ces aspirations ont pu être instrumentalisées, à la fois par des éléments nationalistes radicaux et par des puissances occidentales cherchant à affaiblir la Russie, contrôler les corridors énergétiques et étendre le périmètre atlantique.
Martin Bernard est journaliste, écrivain et fondateur du média Antithèse. Franco-suisse, basé à Lausanne, il a collaboré avec plusieurs titres de presse, parmi lesquels Ouest-France, Le Journal du dimanche, La Croix, La Liberté et 24 heures. Ses travaux portent sur l'histoire, la géopolitique, la philosophie et la spiritualité de l'Occident. Il est l'auteur de Plaidoyer pour un renouveau européen, paru chez BSN Press en 2024.