ASSEZ et trop longtems le fougueux dieu des armes A ravagé le monde et fait couler des larmes ; Son glaive, teint du sang du mortel égaré, A perdu cet éclat jadis si révéré. O Mars, qu'avaient donc fait les peuples de la terre, Pour répandre sur eux le feu de ta colère ? Avaient-ils par leurs voux provoqué ton courroux ? Et, cessant devant toi de fléchir les genoux, Dédaigné ta grandeur d'immortelle durée, Ou bravé ton pouvoir sur la voûte éthérée ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
ASSEZ et trop longtems le fougueux dieu des armes A ravagé le monde et fait couler des larmes ; Son glaive, teint du sang du mortel égaré, A perdu cet éclat jadis si révéré. O Mars, qu'avaient donc fait les peuples de la terre, Pour répandre sur eux le feu de ta colère ? Avaient-ils par leurs voux provoqué ton courroux ? Et, cessant devant toi de fléchir les genoux, Dédaigné ta grandeur d'immortelle durée, Ou bravé ton pouvoir sur la voûte éthérée ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.