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Jacques Le Goff

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La folie au Moyen Age
Cet ouvrage présente la folie au Moyen Age à travers une étude transdisciplinaire, en abordant d'abord "les fous" puis le regard de la société face à la folie. Sujet délicat, riche et complexe, la folie a séduit et dérangé les hommes de tous les temps, et son histoire est encore mal connue. Cerner son contenu au Moyen Age, pendant les trois siècles de l'époque féodale, permet de combler une lacune importante.
Grâce à une étude transdisciplinaire, l'auteure montre que, pour les hommes de ce temps-là, le fou est à la fois un être dominé par des forces supérieures, divines ou diaboliques, et un anormal, à mi-chemin entre l'homme et la bête sauvage ; et cette interpénétration de la folie "extraordinaire" et de la folie "ordinaire" s'accentue entre le XIe et le XIIIe siècle, du fait d'un triple processus de diabolisation, de moralisation et de sanctification de la folie.
En même temps, un stéréotype littéraire et iconographique du fou se répand, et la réflexion médicale se développe, soulignant la continuité de la maladie à travers le temps et son originalité. Les attitudes de la société féodale face à la folie sont ambivalentes : d'un côté, la tolérance et l'amour, le succès des pèlerinages thérapeutiques et une diversification des soins médicaux qui autorise à parler d'une "psychiatrie médiévale" ; d'un autre côté, une normalisation croissante se traduisant par le rejet des malades mentaux.
Enfin la folie est progressivement récupérée, comme l'attestent la multiplication des fous de cour (politisation de la folie) et le développement des fêtes des Fous. Ce livre s'adresse à la fois à divers spécialistes (historiens, psychiatres, sociologues...) et à tous ceux qu'intéresse l'étude de la folie.
Grâce à une étude transdisciplinaire, l'auteure montre que, pour les hommes de ce temps-là, le fou est à la fois un être dominé par des forces supérieures, divines ou diaboliques, et un anormal, à mi-chemin entre l'homme et la bête sauvage ; et cette interpénétration de la folie "extraordinaire" et de la folie "ordinaire" s'accentue entre le XIe et le XIIIe siècle, du fait d'un triple processus de diabolisation, de moralisation et de sanctification de la folie.
En même temps, un stéréotype littéraire et iconographique du fou se répand, et la réflexion médicale se développe, soulignant la continuité de la maladie à travers le temps et son originalité. Les attitudes de la société féodale face à la folie sont ambivalentes : d'un côté, la tolérance et l'amour, le succès des pèlerinages thérapeutiques et une diversification des soins médicaux qui autorise à parler d'une "psychiatrie médiévale" ; d'un autre côté, une normalisation croissante se traduisant par le rejet des malades mentaux.
Enfin la folie est progressivement récupérée, comme l'attestent la multiplication des fous de cour (politisation de la folie) et le développement des fêtes des Fous. Ce livre s'adresse à la fois à divers spécialistes (historiens, psychiatres, sociologues...) et à tous ceux qu'intéresse l'étude de la folie.
Cet ouvrage présente la folie au Moyen Age à travers une étude transdisciplinaire, en abordant d'abord "les fous" puis le regard de la société face à la folie. Sujet délicat, riche et complexe, la folie a séduit et dérangé les hommes de tous les temps, et son histoire est encore mal connue. Cerner son contenu au Moyen Age, pendant les trois siècles de l'époque féodale, permet de combler une lacune importante.
Grâce à une étude transdisciplinaire, l'auteure montre que, pour les hommes de ce temps-là, le fou est à la fois un être dominé par des forces supérieures, divines ou diaboliques, et un anormal, à mi-chemin entre l'homme et la bête sauvage ; et cette interpénétration de la folie "extraordinaire" et de la folie "ordinaire" s'accentue entre le XIe et le XIIIe siècle, du fait d'un triple processus de diabolisation, de moralisation et de sanctification de la folie.
En même temps, un stéréotype littéraire et iconographique du fou se répand, et la réflexion médicale se développe, soulignant la continuité de la maladie à travers le temps et son originalité. Les attitudes de la société féodale face à la folie sont ambivalentes : d'un côté, la tolérance et l'amour, le succès des pèlerinages thérapeutiques et une diversification des soins médicaux qui autorise à parler d'une "psychiatrie médiévale" ; d'un autre côté, une normalisation croissante se traduisant par le rejet des malades mentaux.
Enfin la folie est progressivement récupérée, comme l'attestent la multiplication des fous de cour (politisation de la folie) et le développement des fêtes des Fous. Ce livre s'adresse à la fois à divers spécialistes (historiens, psychiatres, sociologues...) et à tous ceux qu'intéresse l'étude de la folie.
Grâce à une étude transdisciplinaire, l'auteure montre que, pour les hommes de ce temps-là, le fou est à la fois un être dominé par des forces supérieures, divines ou diaboliques, et un anormal, à mi-chemin entre l'homme et la bête sauvage ; et cette interpénétration de la folie "extraordinaire" et de la folie "ordinaire" s'accentue entre le XIe et le XIIIe siècle, du fait d'un triple processus de diabolisation, de moralisation et de sanctification de la folie.
En même temps, un stéréotype littéraire et iconographique du fou se répand, et la réflexion médicale se développe, soulignant la continuité de la maladie à travers le temps et son originalité. Les attitudes de la société féodale face à la folie sont ambivalentes : d'un côté, la tolérance et l'amour, le succès des pèlerinages thérapeutiques et une diversification des soins médicaux qui autorise à parler d'une "psychiatrie médiévale" ; d'un autre côté, une normalisation croissante se traduisant par le rejet des malades mentaux.
Enfin la folie est progressivement récupérée, comme l'attestent la multiplication des fous de cour (politisation de la folie) et le développement des fêtes des Fous. Ce livre s'adresse à la fois à divers spécialistes (historiens, psychiatres, sociologues...) et à tous ceux qu'intéresse l'étude de la folie.
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