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Soraya Amrane

Dernière sortie
Tura kan
Tura kan est le premier livre de Soraya Amrane. Il se compose d'images réalisées entre 1969 et 2024 dans un village de la Kabylie, dont est originaire la famille de la photographe. La narration se concentre sur quelques motifs presque spectraux : frêne dressé sur l'absence du très proche, chemins avec figures, autoportraits d'une ombre, pieds nus, quelques mains... Entre blancs et récurrences, ces motifs délimitent un territoire intime, qui est aussi, vive et à l'oeuvre, une mémoire collective.
Celle de l'exil vécu par la génération des parents de la photographe - son père arrive à Marseille en 1945 ; sa mère, en 1953. Un exil qui persiste, sous des formes diverses d'éblouissement et d'oubli, dans le présent. C'est à partir d'une telle persistance que Soraya Amrane travaille : alliant montage, découpe et recadrage, Tura Kan ("Maintenant seulement" en tamazight) cherche à ressaisir la perte, ou l'éloignement, d'une terre qui est au fondement de son rapport au monde, à l'autre, à soi.
Un regard s'en dégage, dont le livre retrace en quelque sorte la généalogie, même si les temps comme les racines d'un vieil olivier ne cessent de s'y enchevêtrer. Un court récit accompagne les photographies : il s'ouvre sur l'enfance et le premier voyage au village familial ("Le voyage est abstrait. (...) cette 'Kabylie', c'est à travers les chants de ma mère que je la connais") ; et se poursuit par une succession d'allers-retours entre Marseille et la Kabylie.
Le livre évoque avec justesse une relation entretenue toute une vie durant avec la terre des ancêtres. Contexture de toute une vie donc, Tura kan.
Celle de l'exil vécu par la génération des parents de la photographe - son père arrive à Marseille en 1945 ; sa mère, en 1953. Un exil qui persiste, sous des formes diverses d'éblouissement et d'oubli, dans le présent. C'est à partir d'une telle persistance que Soraya Amrane travaille : alliant montage, découpe et recadrage, Tura Kan ("Maintenant seulement" en tamazight) cherche à ressaisir la perte, ou l'éloignement, d'une terre qui est au fondement de son rapport au monde, à l'autre, à soi.
Un regard s'en dégage, dont le livre retrace en quelque sorte la généalogie, même si les temps comme les racines d'un vieil olivier ne cessent de s'y enchevêtrer. Un court récit accompagne les photographies : il s'ouvre sur l'enfance et le premier voyage au village familial ("Le voyage est abstrait. (...) cette 'Kabylie', c'est à travers les chants de ma mère que je la connais") ; et se poursuit par une succession d'allers-retours entre Marseille et la Kabylie.
Le livre évoque avec justesse une relation entretenue toute une vie durant avec la terre des ancêtres. Contexture de toute une vie donc, Tura kan.
Tura kan est le premier livre de Soraya Amrane. Il se compose d'images réalisées entre 1969 et 2024 dans un village de la Kabylie, dont est originaire la famille de la photographe. La narration se concentre sur quelques motifs presque spectraux : frêne dressé sur l'absence du très proche, chemins avec figures, autoportraits d'une ombre, pieds nus, quelques mains... Entre blancs et récurrences, ces motifs délimitent un territoire intime, qui est aussi, vive et à l'oeuvre, une mémoire collective.
Celle de l'exil vécu par la génération des parents de la photographe - son père arrive à Marseille en 1945 ; sa mère, en 1953. Un exil qui persiste, sous des formes diverses d'éblouissement et d'oubli, dans le présent. C'est à partir d'une telle persistance que Soraya Amrane travaille : alliant montage, découpe et recadrage, Tura Kan ("Maintenant seulement" en tamazight) cherche à ressaisir la perte, ou l'éloignement, d'une terre qui est au fondement de son rapport au monde, à l'autre, à soi.
Un regard s'en dégage, dont le livre retrace en quelque sorte la généalogie, même si les temps comme les racines d'un vieil olivier ne cessent de s'y enchevêtrer. Un court récit accompagne les photographies : il s'ouvre sur l'enfance et le premier voyage au village familial ("Le voyage est abstrait. (...) cette 'Kabylie', c'est à travers les chants de ma mère que je la connais") ; et se poursuit par une succession d'allers-retours entre Marseille et la Kabylie.
Le livre évoque avec justesse une relation entretenue toute une vie durant avec la terre des ancêtres. Contexture de toute une vie donc, Tura kan.
Celle de l'exil vécu par la génération des parents de la photographe - son père arrive à Marseille en 1945 ; sa mère, en 1953. Un exil qui persiste, sous des formes diverses d'éblouissement et d'oubli, dans le présent. C'est à partir d'une telle persistance que Soraya Amrane travaille : alliant montage, découpe et recadrage, Tura Kan ("Maintenant seulement" en tamazight) cherche à ressaisir la perte, ou l'éloignement, d'une terre qui est au fondement de son rapport au monde, à l'autre, à soi.
Un regard s'en dégage, dont le livre retrace en quelque sorte la généalogie, même si les temps comme les racines d'un vieil olivier ne cessent de s'y enchevêtrer. Un court récit accompagne les photographies : il s'ouvre sur l'enfance et le premier voyage au village familial ("Le voyage est abstrait. (...) cette 'Kabylie', c'est à travers les chants de ma mère que je la connais") ; et se poursuit par une succession d'allers-retours entre Marseille et la Kabylie.
Le livre évoque avec justesse une relation entretenue toute une vie durant avec la terre des ancêtres. Contexture de toute une vie donc, Tura kan.
