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Guillaume Lanly

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Mythologie(s) n°63. L'Atlantide. Civilisation perdue ou mythe éternel ?
L'Atlantide, notre miroir« Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies », écrit Platon dans le Timée, puis dans le Critias. Située au-delà des Colonnes d'Hercule, consacrée à Poséidon, passée d'un âge d'or pacifique à une thalassocratie conquérante, vaincue par Athènes puis engloutie par Zeus, l'Atlantide est un miroir tendu à l'humanité. Certains cherchent cette parabole politique et philosophique au fond des eaux ? Le disciple de Socrate l'a inventée pour dénoncer l'hubris, cette démesure qui conduit les peuples à leur perte.
Athènes, vertueuse et disciplinée, a triomphé de l'empire atlante, corrompu par la richesse et l'orgueil. Curieux retournement du philosophe qui dénonçait ainsi la défaite fatale de l'Athènes impérialiste du Ve siècle. Le message est clair : la grandeur ne se mesure pas à la taille des murailles, mais à la sagesse des citoyens. Depuis, les cartographes amateurs et les rêveurs professionnels n'ont cessé de déplacer l'île fantôme.
Tantôt aux Açores, tantôt en Méditerranée, parfois en mer du Nord ou sous les sables du Sahara. Elle est devenue une sorte de GPS mythologique où chacun projette ses désirs, ses obsessions, ou ses ambitions touristiques. Mais l'Éden océanique ne se contente pas d'alimenter les débats géographiques. Il irrigue les arts, la littérature et le cinéma. De Jules Verne à Walt Disney, de Thomas More à Hollywood, la cité engloutie incarne l'utopie perdue, la nostalgie d'un âge d'or.
Les peintres la représentent comme une Venise submergée, les romanciers en font un décor pour des civilisations disparues, et les réalisateurs y voient un prétexte à des effets spéciaux aquatiques. Cette métaphore universelle évoque une civilisation parfaite que nous aurions laissée couler par imprudence. Alors, faut-il encore la chercher ? Oui, en questionnant le mythe dont la force consiste à « dire le fictif en le présentant comme le réel » (1).
L'Atlantide nous rappelle que toute civilisation, aussi brillante soit-elle, peut sombrer si elle oublie la mesure. Elle reste une source d'inspiration féconde pour nos démocraties au devenir incertain.(1) Pierre Vidal-Naquet, L'Atlantide. Petite histoire d'un mythe platonicien (Les Belles Lettres, 2005)Avec la contribution de : Stéphane Arthur, Laurent Avezou, Jacques Collina-Girard, Gérard Denizeau, Bernard Sergent, Aliocha Wald Lasowski.
Athènes, vertueuse et disciplinée, a triomphé de l'empire atlante, corrompu par la richesse et l'orgueil. Curieux retournement du philosophe qui dénonçait ainsi la défaite fatale de l'Athènes impérialiste du Ve siècle. Le message est clair : la grandeur ne se mesure pas à la taille des murailles, mais à la sagesse des citoyens. Depuis, les cartographes amateurs et les rêveurs professionnels n'ont cessé de déplacer l'île fantôme.
Tantôt aux Açores, tantôt en Méditerranée, parfois en mer du Nord ou sous les sables du Sahara. Elle est devenue une sorte de GPS mythologique où chacun projette ses désirs, ses obsessions, ou ses ambitions touristiques. Mais l'Éden océanique ne se contente pas d'alimenter les débats géographiques. Il irrigue les arts, la littérature et le cinéma. De Jules Verne à Walt Disney, de Thomas More à Hollywood, la cité engloutie incarne l'utopie perdue, la nostalgie d'un âge d'or.
Les peintres la représentent comme une Venise submergée, les romanciers en font un décor pour des civilisations disparues, et les réalisateurs y voient un prétexte à des effets spéciaux aquatiques. Cette métaphore universelle évoque une civilisation parfaite que nous aurions laissée couler par imprudence. Alors, faut-il encore la chercher ? Oui, en questionnant le mythe dont la force consiste à « dire le fictif en le présentant comme le réel » (1).
L'Atlantide nous rappelle que toute civilisation, aussi brillante soit-elle, peut sombrer si elle oublie la mesure. Elle reste une source d'inspiration féconde pour nos démocraties au devenir incertain.(1) Pierre Vidal-Naquet, L'Atlantide. Petite histoire d'un mythe platonicien (Les Belles Lettres, 2005)Avec la contribution de : Stéphane Arthur, Laurent Avezou, Jacques Collina-Girard, Gérard Denizeau, Bernard Sergent, Aliocha Wald Lasowski.
L'Atlantide, notre miroir« Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies », écrit Platon dans le Timée, puis dans le Critias. Située au-delà des Colonnes d'Hercule, consacrée à Poséidon, passée d'un âge d'or pacifique à une thalassocratie conquérante, vaincue par Athènes puis engloutie par Zeus, l'Atlantide est un miroir tendu à l'humanité. Certains cherchent cette parabole politique et philosophique au fond des eaux ? Le disciple de Socrate l'a inventée pour dénoncer l'hubris, cette démesure qui conduit les peuples à leur perte.
Athènes, vertueuse et disciplinée, a triomphé de l'empire atlante, corrompu par la richesse et l'orgueil. Curieux retournement du philosophe qui dénonçait ainsi la défaite fatale de l'Athènes impérialiste du Ve siècle. Le message est clair : la grandeur ne se mesure pas à la taille des murailles, mais à la sagesse des citoyens. Depuis, les cartographes amateurs et les rêveurs professionnels n'ont cessé de déplacer l'île fantôme.
Tantôt aux Açores, tantôt en Méditerranée, parfois en mer du Nord ou sous les sables du Sahara. Elle est devenue une sorte de GPS mythologique où chacun projette ses désirs, ses obsessions, ou ses ambitions touristiques. Mais l'Éden océanique ne se contente pas d'alimenter les débats géographiques. Il irrigue les arts, la littérature et le cinéma. De Jules Verne à Walt Disney, de Thomas More à Hollywood, la cité engloutie incarne l'utopie perdue, la nostalgie d'un âge d'or.
Les peintres la représentent comme une Venise submergée, les romanciers en font un décor pour des civilisations disparues, et les réalisateurs y voient un prétexte à des effets spéciaux aquatiques. Cette métaphore universelle évoque une civilisation parfaite que nous aurions laissée couler par imprudence. Alors, faut-il encore la chercher ? Oui, en questionnant le mythe dont la force consiste à « dire le fictif en le présentant comme le réel » (1).
L'Atlantide nous rappelle que toute civilisation, aussi brillante soit-elle, peut sombrer si elle oublie la mesure. Elle reste une source d'inspiration féconde pour nos démocraties au devenir incertain.(1) Pierre Vidal-Naquet, L'Atlantide. Petite histoire d'un mythe platonicien (Les Belles Lettres, 2005)Avec la contribution de : Stéphane Arthur, Laurent Avezou, Jacques Collina-Girard, Gérard Denizeau, Bernard Sergent, Aliocha Wald Lasowski.
Athènes, vertueuse et disciplinée, a triomphé de l'empire atlante, corrompu par la richesse et l'orgueil. Curieux retournement du philosophe qui dénonçait ainsi la défaite fatale de l'Athènes impérialiste du Ve siècle. Le message est clair : la grandeur ne se mesure pas à la taille des murailles, mais à la sagesse des citoyens. Depuis, les cartographes amateurs et les rêveurs professionnels n'ont cessé de déplacer l'île fantôme.
Tantôt aux Açores, tantôt en Méditerranée, parfois en mer du Nord ou sous les sables du Sahara. Elle est devenue une sorte de GPS mythologique où chacun projette ses désirs, ses obsessions, ou ses ambitions touristiques. Mais l'Éden océanique ne se contente pas d'alimenter les débats géographiques. Il irrigue les arts, la littérature et le cinéma. De Jules Verne à Walt Disney, de Thomas More à Hollywood, la cité engloutie incarne l'utopie perdue, la nostalgie d'un âge d'or.
Les peintres la représentent comme une Venise submergée, les romanciers en font un décor pour des civilisations disparues, et les réalisateurs y voient un prétexte à des effets spéciaux aquatiques. Cette métaphore universelle évoque une civilisation parfaite que nous aurions laissée couler par imprudence. Alors, faut-il encore la chercher ? Oui, en questionnant le mythe dont la force consiste à « dire le fictif en le présentant comme le réel » (1).
L'Atlantide nous rappelle que toute civilisation, aussi brillante soit-elle, peut sombrer si elle oublie la mesure. Elle reste une source d'inspiration féconde pour nos démocraties au devenir incertain.(1) Pierre Vidal-Naquet, L'Atlantide. Petite histoire d'un mythe platonicien (Les Belles Lettres, 2005)Avec la contribution de : Stéphane Arthur, Laurent Avezou, Jacques Collina-Girard, Gérard Denizeau, Bernard Sergent, Aliocha Wald Lasowski.
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