Début février 1939?: quelque 2 500 réfugiés espagnols arrivent dans le Loiret. Juin 1940 : ses habitants fuient devant l'invasion allemande. Entre ces deux déplacements massifs de population, l'entrée en guerre?: on prépare pour ceux que l'on qualifie de «?Poilus?» des colis et des gâteaux Gamelin?; dans les champs, ces mêmes Poilus sont remplacés par des travailleurs belges, espagnols ou maghrébins?; les ressortissants du Reich quant à eux sont dirigés vers l'un ou l'autre des trois centres de rassemblement que compte le département.
Mais l'entrée en guerre, ce sont aussi des femmes qui deviennent opératrices en radio-électricité, des hommes médaillés lors de concours de familles nombreuses, des «?jours sans?» et des écoles qui reçoivent des enfants parisiens. Tandis que l'on s'initie à l'usage du masque à gaz, pacifistes et communistes, ou présumés tels, sont arrêtés. Soit de multiples bouleversements, dont la presse quotidienne régionale rend à sa façon et au jour le jour compte.
Début février 1939?: quelque 2 500 réfugiés espagnols arrivent dans le Loiret. Juin 1940 : ses habitants fuient devant l'invasion allemande. Entre ces deux déplacements massifs de population, l'entrée en guerre?: on prépare pour ceux que l'on qualifie de «?Poilus?» des colis et des gâteaux Gamelin?; dans les champs, ces mêmes Poilus sont remplacés par des travailleurs belges, espagnols ou maghrébins?; les ressortissants du Reich quant à eux sont dirigés vers l'un ou l'autre des trois centres de rassemblement que compte le département.
Mais l'entrée en guerre, ce sont aussi des femmes qui deviennent opératrices en radio-électricité, des hommes médaillés lors de concours de familles nombreuses, des «?jours sans?» et des écoles qui reçoivent des enfants parisiens. Tandis que l'on s'initie à l'usage du masque à gaz, pacifistes et communistes, ou présumés tels, sont arrêtés. Soit de multiples bouleversements, dont la presse quotidienne régionale rend à sa façon et au jour le jour compte.