- Accueil /
- Pascale Molinier
Pascale Molinier

Dernière sortie
Prêter attention
Les études de care se sont développées en France depuis 2005, d'abord difficilement : la non-traduction du concept le rendait douteux, on l'imaginait "mièvre" et sans consistance politique. La pandémie de Covid-19 lui a donné une légitimité, parenthèse vite refermée. Pascale Molinier, psychologue sociale et spécialiste des situations de soin et du travail, se place au carrefour de ses terrains, en Seine-Saint-Denis ou en Colombie, pour renouveler les interrogations sur le care.
D'abord, l'autrice relève les contradictions entre care et psychanalyse, dont les pères, Freud ou Lacan, ne considèrent pas les femmes comme des sujets éthiques, tandis que l'anthropologie du care fait la promotion des femmes comme agentes morales, mais dont la violence est laissée hors champ, au risque d'un dévoiement vers une morale de bons sentiments. De plus, elle montre que l'institutionnalisation du care (notamment l'effervescence du cuidado en Amérique latine) comporte des risques d'instrumentalisation en faveur des personnes privilégiées et du contrôle social des pauvres par les politiques publiques.
Enfin, l'autrice introduit une distinction entre travail de soin et travail de care, au sens où la non traduction du concept embarque de fait la dimension éthique et, avec elle, des réponses aux besoins des autres et d'attention à leur vulnérabilité. Avec pour fil rouge le concept lacanien de sublimation, élévation à la fois individuelle et collective, mais ici dépouillé de toute notion de reconnaissance, Pascale Molinier termine par une réflexion sur le travail des chercheurs, dans ce moment où la science est attaquée, pour rappeler que celle-ci ne se réduit pas au spectacle consternant d'une forme de productivité effrénée, mais qu'elle forme une communauté passionnée.
D'abord, l'autrice relève les contradictions entre care et psychanalyse, dont les pères, Freud ou Lacan, ne considèrent pas les femmes comme des sujets éthiques, tandis que l'anthropologie du care fait la promotion des femmes comme agentes morales, mais dont la violence est laissée hors champ, au risque d'un dévoiement vers une morale de bons sentiments. De plus, elle montre que l'institutionnalisation du care (notamment l'effervescence du cuidado en Amérique latine) comporte des risques d'instrumentalisation en faveur des personnes privilégiées et du contrôle social des pauvres par les politiques publiques.
Enfin, l'autrice introduit une distinction entre travail de soin et travail de care, au sens où la non traduction du concept embarque de fait la dimension éthique et, avec elle, des réponses aux besoins des autres et d'attention à leur vulnérabilité. Avec pour fil rouge le concept lacanien de sublimation, élévation à la fois individuelle et collective, mais ici dépouillé de toute notion de reconnaissance, Pascale Molinier termine par une réflexion sur le travail des chercheurs, dans ce moment où la science est attaquée, pour rappeler que celle-ci ne se réduit pas au spectacle consternant d'une forme de productivité effrénée, mais qu'elle forme une communauté passionnée.
Les études de care se sont développées en France depuis 2005, d'abord difficilement : la non-traduction du concept le rendait douteux, on l'imaginait "mièvre" et sans consistance politique. La pandémie de Covid-19 lui a donné une légitimité, parenthèse vite refermée. Pascale Molinier, psychologue sociale et spécialiste des situations de soin et du travail, se place au carrefour de ses terrains, en Seine-Saint-Denis ou en Colombie, pour renouveler les interrogations sur le care.
D'abord, l'autrice relève les contradictions entre care et psychanalyse, dont les pères, Freud ou Lacan, ne considèrent pas les femmes comme des sujets éthiques, tandis que l'anthropologie du care fait la promotion des femmes comme agentes morales, mais dont la violence est laissée hors champ, au risque d'un dévoiement vers une morale de bons sentiments. De plus, elle montre que l'institutionnalisation du care (notamment l'effervescence du cuidado en Amérique latine) comporte des risques d'instrumentalisation en faveur des personnes privilégiées et du contrôle social des pauvres par les politiques publiques.
Enfin, l'autrice introduit une distinction entre travail de soin et travail de care, au sens où la non traduction du concept embarque de fait la dimension éthique et, avec elle, des réponses aux besoins des autres et d'attention à leur vulnérabilité. Avec pour fil rouge le concept lacanien de sublimation, élévation à la fois individuelle et collective, mais ici dépouillé de toute notion de reconnaissance, Pascale Molinier termine par une réflexion sur le travail des chercheurs, dans ce moment où la science est attaquée, pour rappeler que celle-ci ne se réduit pas au spectacle consternant d'une forme de productivité effrénée, mais qu'elle forme une communauté passionnée.
D'abord, l'autrice relève les contradictions entre care et psychanalyse, dont les pères, Freud ou Lacan, ne considèrent pas les femmes comme des sujets éthiques, tandis que l'anthropologie du care fait la promotion des femmes comme agentes morales, mais dont la violence est laissée hors champ, au risque d'un dévoiement vers une morale de bons sentiments. De plus, elle montre que l'institutionnalisation du care (notamment l'effervescence du cuidado en Amérique latine) comporte des risques d'instrumentalisation en faveur des personnes privilégiées et du contrôle social des pauvres par les politiques publiques.
Enfin, l'autrice introduit une distinction entre travail de soin et travail de care, au sens où la non traduction du concept embarque de fait la dimension éthique et, avec elle, des réponses aux besoins des autres et d'attention à leur vulnérabilité. Avec pour fil rouge le concept lacanien de sublimation, élévation à la fois individuelle et collective, mais ici dépouillé de toute notion de reconnaissance, Pascale Molinier termine par une réflexion sur le travail des chercheurs, dans ce moment où la science est attaquée, pour rappeler que celle-ci ne se réduit pas au spectacle consternant d'une forme de productivité effrénée, mais qu'elle forme une communauté passionnée.
Les livres de Pascale Molinier

5,99 €

5,99 €

La production du vivre. Travail, genre et subalternités
Pascale Molinier, Léa Boursier, Sophie Mercier-Millot
E-book
21,99 €

10,99 €

Le travail, entre public, privé et intime. Comparaisons et enjeux internationaux du care
Aurélie Damamme, Helena Hirata, Pascale Molinier
E-book
20,99 €

Le travail, entre public, privé et intime. Comparaisons et enjeux internationaux du care
Aurélie Damamme, Helena Hirata, Pascale Molinier
E-book
20,99 €

7,99 €

7,99 €

Les femmes dans le monde académique. Perspectives comparatives
Rebecca Rogers, Pascale Molinier
E-book
8,99 €

L'hystérie sur scène. Des Leçons de Charcot à l'enseignement de Freud et de Lacan
Anne Bourgain-Wattiau, Marie-Laure Abécassis, Pascale Molinier
E-book
20,99 €

Cahiers du genre N° 59/2015
Genre et environnement. Nouvelles menaces, nouvelles analyses au Nord et au Sud
Pascale Molinier, Sandra Laugier, Jules Falquet
E-book
19,99 €

Cahiers du genre N° 59/2015
Genre et environnement. Nouvelles menaces, nouvelles analyses au Nord et au Sud
Pascale Molinier, Sandra Laugier, Jules Falquet
E-book
19,99 €

5,99 €

9,49 €

Cahiers du genre N° 45, 2008
Les fleurs du mâle. Masculinités sans hommes ?
Marie-Hélène Bourcier
E-book
19,99 €

Cahiers du genre N° 45, 2008
Les fleurs du mâle. Masculinités sans hommes ?
Marie-Hélène Bourcier
E-book
19,99 €

Cahiers du genre N° 43, 2007
Genre, féminisme et valeur de l'art
Séverine Sofio, Perin Emel Yavuz, Pascale Molinier
E-book
18,99 €

Cahiers du genre N° 43, 2007
Genre, féminisme et valeur de l'art
Séverine Sofio, Perin Emel Yavuz, Pascale Molinier
E-book
18,99 €

Cahiers du genre N° 29, 2000
Variations sur le corps
Marie Grenier-Peze, Collectif, Pascale Molinier
E-book
11,99 €
