Mario Tronti (1931-2023) a écrit ce testament en revenant sur son parcours, sans rien en renier : l'opéraïsme - avec les revues Quaderni rossi et Classe operaia -, la lutte des classes, la possibilité d'une transformation sociale et la prochaine résurgence d'un mouvement anticapitaliste. Il s'y confronte aussi avec certains, comme Carl Schmitt, ou encore dialogue avec d'autres, comme le cardinal Ratzinger.
La défense de la révolution russe et de Lénine reste pour lui un principe. Malgré sa radiation du PCI (1965-1972), il y retourne, en appelant à le transformer, et devient sénateur. Il ne se réconciliera cependant pas avec l'Autonomie ouvrière, mouvement de rébellion parti des usines et qui secoua l'Italie entre 1968 et 1978. Dans cette autocritique - rare car spontanée -, il se livre à un examen des choix faits, de leur validité ou de leur inutilité, démontrant ainsi toute l'actualité de sa pensée et de sa puissance de réflexion.
Mario Tronti (1931-2023) a écrit ce testament en revenant sur son parcours, sans rien en renier : l'opéraïsme - avec les revues Quaderni rossi et Classe operaia -, la lutte des classes, la possibilité d'une transformation sociale et la prochaine résurgence d'un mouvement anticapitaliste. Il s'y confronte aussi avec certains, comme Carl Schmitt, ou encore dialogue avec d'autres, comme le cardinal Ratzinger.
La défense de la révolution russe et de Lénine reste pour lui un principe. Malgré sa radiation du PCI (1965-1972), il y retourne, en appelant à le transformer, et devient sénateur. Il ne se réconciliera cependant pas avec l'Autonomie ouvrière, mouvement de rébellion parti des usines et qui secoua l'Italie entre 1968 et 1978. Dans cette autocritique - rare car spontanée -, il se livre à un examen des choix faits, de leur validité ou de leur inutilité, démontrant ainsi toute l'actualité de sa pensée et de sa puissance de réflexion.