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Cécile Vaissié

Dernière sortie
Un trophée soviétique
En 1945, après le bombardement massif de Dresde par les Alliés, la Madone Sixtine (1512-1513) de Raphaël est retrouvée par les brigades des trophées -des groupes dans l'armée soviétique chargés de localiser les chefs-d'oeuvre des collections est-allemandes. Cette "conversation sacrée" , dont l'exceptionnelle humanité a fasciné des générations d'artistes et d'écrivains russes, quitte la "Florence de l'Elbe" pour Moscou.
Proie devenue trophée, la Madone Sixtine est l'otage des jeux d'influence entre vainqueurs et vaincus. Par qui ce tableau a-t-il été regardé pour être tant désiré ? Moins connues en France que les Monuments Men américains, les brigades des trophées soviétiques ont été au service des mêmes jeux d'influence, par oeuvres d'art interposées, sur l'échiquier de la guerre froide. Cependant, ici, il ne s'agit pas seulement d'un butin à échanger : la Madone Sixtine de Raphaël a ébloui autant les bourreaux que les victimes des crimes politiques du XXe siècle en URSS.
Cécile Vaissié invite à ses côtés des écrivains russes qui ont entretenu une relation esthétique profonde avec un tableau de Raphaël peu connu en Europe occidentale : Dostoïevski, Varlam Chalamov, Vassili Grossman. Avec "Dérouler Guernica" (n°2), Isabelle Limousin a traité le mouvement des oeuvres comme élément révélateur d'une vision esthético-politique formée sur le continent américain pendant la guerre froide.
Il est heureux que Cécile Vaissié, avec "Un trophée soviétique" (n°9), adopte un angle d'étude connexe à propos, cette fois, des territoires au-delà du Rideau de fer. Avec le soutien du Centre national du livre
Proie devenue trophée, la Madone Sixtine est l'otage des jeux d'influence entre vainqueurs et vaincus. Par qui ce tableau a-t-il été regardé pour être tant désiré ? Moins connues en France que les Monuments Men américains, les brigades des trophées soviétiques ont été au service des mêmes jeux d'influence, par oeuvres d'art interposées, sur l'échiquier de la guerre froide. Cependant, ici, il ne s'agit pas seulement d'un butin à échanger : la Madone Sixtine de Raphaël a ébloui autant les bourreaux que les victimes des crimes politiques du XXe siècle en URSS.
Cécile Vaissié invite à ses côtés des écrivains russes qui ont entretenu une relation esthétique profonde avec un tableau de Raphaël peu connu en Europe occidentale : Dostoïevski, Varlam Chalamov, Vassili Grossman. Avec "Dérouler Guernica" (n°2), Isabelle Limousin a traité le mouvement des oeuvres comme élément révélateur d'une vision esthético-politique formée sur le continent américain pendant la guerre froide.
Il est heureux que Cécile Vaissié, avec "Un trophée soviétique" (n°9), adopte un angle d'étude connexe à propos, cette fois, des territoires au-delà du Rideau de fer. Avec le soutien du Centre national du livre
En 1945, après le bombardement massif de Dresde par les Alliés, la Madone Sixtine (1512-1513) de Raphaël est retrouvée par les brigades des trophées -des groupes dans l'armée soviétique chargés de localiser les chefs-d'oeuvre des collections est-allemandes. Cette "conversation sacrée" , dont l'exceptionnelle humanité a fasciné des générations d'artistes et d'écrivains russes, quitte la "Florence de l'Elbe" pour Moscou.
Proie devenue trophée, la Madone Sixtine est l'otage des jeux d'influence entre vainqueurs et vaincus. Par qui ce tableau a-t-il été regardé pour être tant désiré ? Moins connues en France que les Monuments Men américains, les brigades des trophées soviétiques ont été au service des mêmes jeux d'influence, par oeuvres d'art interposées, sur l'échiquier de la guerre froide. Cependant, ici, il ne s'agit pas seulement d'un butin à échanger : la Madone Sixtine de Raphaël a ébloui autant les bourreaux que les victimes des crimes politiques du XXe siècle en URSS.
Cécile Vaissié invite à ses côtés des écrivains russes qui ont entretenu une relation esthétique profonde avec un tableau de Raphaël peu connu en Europe occidentale : Dostoïevski, Varlam Chalamov, Vassili Grossman. Avec "Dérouler Guernica" (n°2), Isabelle Limousin a traité le mouvement des oeuvres comme élément révélateur d'une vision esthético-politique formée sur le continent américain pendant la guerre froide.
Il est heureux que Cécile Vaissié, avec "Un trophée soviétique" (n°9), adopte un angle d'étude connexe à propos, cette fois, des territoires au-delà du Rideau de fer. Avec le soutien du Centre national du livre
Proie devenue trophée, la Madone Sixtine est l'otage des jeux d'influence entre vainqueurs et vaincus. Par qui ce tableau a-t-il été regardé pour être tant désiré ? Moins connues en France que les Monuments Men américains, les brigades des trophées soviétiques ont été au service des mêmes jeux d'influence, par oeuvres d'art interposées, sur l'échiquier de la guerre froide. Cependant, ici, il ne s'agit pas seulement d'un butin à échanger : la Madone Sixtine de Raphaël a ébloui autant les bourreaux que les victimes des crimes politiques du XXe siècle en URSS.
Cécile Vaissié invite à ses côtés des écrivains russes qui ont entretenu une relation esthétique profonde avec un tableau de Raphaël peu connu en Europe occidentale : Dostoïevski, Varlam Chalamov, Vassili Grossman. Avec "Dérouler Guernica" (n°2), Isabelle Limousin a traité le mouvement des oeuvres comme élément révélateur d'une vision esthético-politique formée sur le continent américain pendant la guerre froide.
Il est heureux que Cécile Vaissié, avec "Un trophée soviétique" (n°9), adopte un angle d'étude connexe à propos, cette fois, des territoires au-delà du Rideau de fer. Avec le soutien du Centre national du livre
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La Revue russe N° 39/2012
La fabrique du "soviétique" dans les arts et la culture. Construire/déconstruire l'homme nouveau (avant 1953)
Marie-Christine Autant-Mathieu, Cécile Vaissié
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