Au fil des siècles, la Méditerranée a bercé de grandes civilisations, favorisant une homogénéité culturelle symbolisée par l'unité du Mare nostrum. A la fois pont et ligne de démarcation, la Méditerranée s'impose comme une évidence lisible dans le paysage qui tout ensemble connecte et sépare les vingt et un états souverains qui la bordent, plongeant loin dans leur hinterland, comme ne cessent de le rappeler les vagues migratoires qui réactivent aujourd'hui tragiquement la fonction de frontière qu'assume cet espace.
La Méditerranée a pourtant longtemps été un creuset commun : importante plaque tournante, elle a été le lieu d'échanges précoces à l'origine de liens et de métissages tandis que l'essaimage à partir des foyers phéniciens, grecs, carthaginois, romains, byzantins, arabes, ottomans... a créé les voies de développements croisés. L'exemple méditerranéen montre ainsi qu'il n'y a pas de déterminisme de la discontinuité physique et que la géographie de la fracture, accentuée par l'histoire récente (colonisation, décolonisation, immigration...), ne remonte pas très haut.
Si les lignes de partage sont nombreuses (linguistiques, culturelles, religieuses, politiques...), qu'elles concernent la place de la femme dans la société ou la lecture du passé colonial, les points de rencontre sont également multiples, particulièrement dans le domaine de la création artistique. Dès lors, si la Méditerranée est une frontière, crée-t-elle pour autant de la discontinuité ? Est-ce un espace qui sépare ou une zone de transition progressive et complexe ?
Au fil des siècles, la Méditerranée a bercé de grandes civilisations, favorisant une homogénéité culturelle symbolisée par l'unité du Mare nostrum. A la fois pont et ligne de démarcation, la Méditerranée s'impose comme une évidence lisible dans le paysage qui tout ensemble connecte et sépare les vingt et un états souverains qui la bordent, plongeant loin dans leur hinterland, comme ne cessent de le rappeler les vagues migratoires qui réactivent aujourd'hui tragiquement la fonction de frontière qu'assume cet espace.
La Méditerranée a pourtant longtemps été un creuset commun : importante plaque tournante, elle a été le lieu d'échanges précoces à l'origine de liens et de métissages tandis que l'essaimage à partir des foyers phéniciens, grecs, carthaginois, romains, byzantins, arabes, ottomans... a créé les voies de développements croisés. L'exemple méditerranéen montre ainsi qu'il n'y a pas de déterminisme de la discontinuité physique et que la géographie de la fracture, accentuée par l'histoire récente (colonisation, décolonisation, immigration...), ne remonte pas très haut.
Si les lignes de partage sont nombreuses (linguistiques, culturelles, religieuses, politiques...), qu'elles concernent la place de la femme dans la société ou la lecture du passé colonial, les points de rencontre sont également multiples, particulièrement dans le domaine de la création artistique. Dès lors, si la Méditerranée est une frontière, crée-t-elle pour autant de la discontinuité ? Est-ce un espace qui sépare ou une zone de transition progressive et complexe ?