Au début de l'an 180 de notre ère, en plein coeur de l'hiver, l'empereur Marc-Aurèle vit ses derniers jours. Il a quitté Rome depuis un an et demi pour combattre la révolte d'un peuple germanique, les Marcomans, qui ne veulent plus de la paix romaine. D'autres peuples les ont rejoints : les Quades, les Sarmates. De passage à Trèves, l'empereur philosophe inaugure un nouveau cahier sur la première page duquel il inscrit le nom de la ville : Augusta Treverorum.
Jusqu'au bout, en dépit des progrès de la maladie qui le ronge, Marc-Aurèle restera fidèle à la vocation qui a dominé sa vie : poursuivre les "Pensées pour moi-même", ce maître-livre de la pensée stoïcienne. Voici que le destin le confie aux mains d'un jeune médecin, Ariston, formé à Pergame auprès de Galien, qu'un ami lui a conseillé pour remplacer le praticien peu compétent jusqu'alors chargé de veiller sur sa santé.
Or Ariston n'est pas seulement habile dans les soins prodigués au corps, il a pour la vie de l'âme le plus vif intérêt. Sa grande culture, sa tournure d'esprit philosophique, font de lui l'interlocuteur dont avait besoin son illustre patient pour franchir encore une étape dans l'approfondissement de sa pensée. Si l'on connaît la date de la mort de l'empereur (le 17 mars 180, à 58 ans), le lieu exact de celle-ci reste une énigme.
Didier Laroque, nourri de la pensée de Marc-Aurèle, saisit la chance qu'offre au romancier cette incertitude pour imaginer les 40 dernières nuits de l'empereur, et esquisser les intuitions qui auraient pu former la trame de son ultime ouvrage, resté inachevé. Ce roman met ainsi en scène la double nature de l'empereur en qui l'homme d'Etat et le philosophe s'affrontent en permanence. Autour de Marc-Aurèle voué à la méditation, hasards de la guerre et jeux du pouvoir tissent une toile d'intrigues secondaires dans lesquelles se débattent de multiples personnages.
Le roman de la grandeur et de la misère d'un empereur qui fut d'abord un penseur épris d'absolu.
Au début de l'an 180 de notre ère, en plein coeur de l'hiver, l'empereur Marc-Aurèle vit ses derniers jours. Il a quitté Rome depuis un an et demi pour combattre la révolte d'un peuple germanique, les Marcomans, qui ne veulent plus de la paix romaine. D'autres peuples les ont rejoints : les Quades, les Sarmates. De passage à Trèves, l'empereur philosophe inaugure un nouveau cahier sur la première page duquel il inscrit le nom de la ville : Augusta Treverorum.
Jusqu'au bout, en dépit des progrès de la maladie qui le ronge, Marc-Aurèle restera fidèle à la vocation qui a dominé sa vie : poursuivre les "Pensées pour moi-même", ce maître-livre de la pensée stoïcienne. Voici que le destin le confie aux mains d'un jeune médecin, Ariston, formé à Pergame auprès de Galien, qu'un ami lui a conseillé pour remplacer le praticien peu compétent jusqu'alors chargé de veiller sur sa santé.
Or Ariston n'est pas seulement habile dans les soins prodigués au corps, il a pour la vie de l'âme le plus vif intérêt. Sa grande culture, sa tournure d'esprit philosophique, font de lui l'interlocuteur dont avait besoin son illustre patient pour franchir encore une étape dans l'approfondissement de sa pensée. Si l'on connaît la date de la mort de l'empereur (le 17 mars 180, à 58 ans), le lieu exact de celle-ci reste une énigme.
Didier Laroque, nourri de la pensée de Marc-Aurèle, saisit la chance qu'offre au romancier cette incertitude pour imaginer les 40 dernières nuits de l'empereur, et esquisser les intuitions qui auraient pu former la trame de son ultime ouvrage, resté inachevé. Ce roman met ainsi en scène la double nature de l'empereur en qui l'homme d'Etat et le philosophe s'affrontent en permanence. Autour de Marc-Aurèle voué à la méditation, hasards de la guerre et jeux du pouvoir tissent une toile d'intrigues secondaires dans lesquelles se débattent de multiples personnages.
Le roman de la grandeur et de la misère d'un empereur qui fut d'abord un penseur épris d'absolu.