Poton ! (Bu dong : "Je ne comprends pas ! "). Telle fut la réponse donnée, en 1795, par l'ambassadeur néerlandais de la Compagnie des Indes orientales, à l'empereur Qianlong qui le recevait en audience. L'incompréhension concernait l'attitude à adopter face à un appareil d'Etat convaincu de disposer d'une suzeraineté symbolique sur l'ensemble du monde connu. De la première ambassade, venue en 166 à Pékin depuis l'Empire romain, jusqu'à l'instauration de la république de Chine, toutes les tentatives d'approche occidentales ont été marquées par des malentendus, à l'origine d'une série d'épisodes tantôt dramatiques, tantôt pittoresques, inscrits dans la mémoire culturelle de la Chine moderne.
Poton ! (Bu dong : "Je ne comprends pas ! "). Telle fut la réponse donnée, en 1795, par l'ambassadeur néerlandais de la Compagnie des Indes orientales, à l'empereur Qianlong qui le recevait en audience. L'incompréhension concernait l'attitude à adopter face à un appareil d'Etat convaincu de disposer d'une suzeraineté symbolique sur l'ensemble du monde connu. De la première ambassade, venue en 166 à Pékin depuis l'Empire romain, jusqu'à l'instauration de la république de Chine, toutes les tentatives d'approche occidentales ont été marquées par des malentendus, à l'origine d'une série d'épisodes tantôt dramatiques, tantôt pittoresques, inscrits dans la mémoire culturelle de la Chine moderne.