Robe de mariée destinée à un jour de noces improbables, manteau brodé à porter dans l'au-delà, lors du Jugement dernier, ou chandail à col roulé fait de brins d'herbe enlacés. Provenant du monde entier, les auteurs réunis dans cet ouvrage ont réalisé des costumes et des parures à la forte portée symbolique. Conçues avec des matériaux de fortune, ces tenues d'apparat ont été cousues, brodées, tissées ou peintes de manière innovante, loin de toute officialité artistique, dans un esprit de jubilation, d'ironie et de rébellion.
Elles ont valeur de résistance. Certains les ont revêtues, faisant de leur propre corps un support d'expression lors d'étranges performances, publiques ou solitaires. Pour d'autres, la silhouette visible dans leurs habits fantasques et intimes a suffi pour évoquer ou invoquer une présence fantomatique, une extension de leur être. Si plusieurs de ces parures et ornements ont une fonction réparatrice ou constituent une enveloppe protectrice, leurs enjeux sont d'une plus grande ampleur.
Ils permettent à ces créateurs de la marge d'élargir les limites du réel et de se livrer à un voyage onirique et théâtral qui nourrit leur quête existentielle. Ce livre comprend un entretien inédit de Lucienne Peiry avec le critique et historien des idées Jean Starobinski sur l'Art Brut et l'importance du corps, datant de 2013.
Robe de mariée destinée à un jour de noces improbables, manteau brodé à porter dans l'au-delà, lors du Jugement dernier, ou chandail à col roulé fait de brins d'herbe enlacés. Provenant du monde entier, les auteurs réunis dans cet ouvrage ont réalisé des costumes et des parures à la forte portée symbolique. Conçues avec des matériaux de fortune, ces tenues d'apparat ont été cousues, brodées, tissées ou peintes de manière innovante, loin de toute officialité artistique, dans un esprit de jubilation, d'ironie et de rébellion.
Elles ont valeur de résistance. Certains les ont revêtues, faisant de leur propre corps un support d'expression lors d'étranges performances, publiques ou solitaires. Pour d'autres, la silhouette visible dans leurs habits fantasques et intimes a suffi pour évoquer ou invoquer une présence fantomatique, une extension de leur être. Si plusieurs de ces parures et ornements ont une fonction réparatrice ou constituent une enveloppe protectrice, leurs enjeux sont d'une plus grande ampleur.
Ils permettent à ces créateurs de la marge d'élargir les limites du réel et de se livrer à un voyage onirique et théâtral qui nourrit leur quête existentielle. Ce livre comprend un entretien inédit de Lucienne Peiry avec le critique et historien des idées Jean Starobinski sur l'Art Brut et l'importance du corps, datant de 2013.