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Ernest Daudet

Dernière sortie
Mon frère et moi
Ernest Daudet (1837-1921)
"Alphonse Daudet, à qui sont consacrés ces souvenirs, est aujourd'hui dans la plénitude de sa renommée. Ses ouvres, qu'éditeurs et journaux se disputent, sont traduites dans toutes les langues, populaires à Londres comme à Paris, à Vienne comme à Berlin, à New-York comme à Saint-Pétersbourg. Si les notes intimes et personnelles qu'on va lire avaient besoin d'une justification, je n'en voudrais pas invoquer d'autre que cette légitime notoriété si bien faite pour les expliquer.
Quant à l'attrait particulier qu'elles peuvent offrir résultant de la parenté qui unit à celui qui en est l'objet celui qui les a écrites, je n'en dirai qu'un mot. Depuis qu'Alphonse Daudet est venu au monde, la vie ne nous a guère séparés. Je reste convaincu que personne ne saurait parler de l'homme et de l'écrivain avec plus d'exactitude que moi, si ce n'est lui ; et j'ai en outre l'avantage de pouvoir en dire ce qu'assurément il n'oserait pas en dire lui-même.
Longtemps mon esprit a été obsédé par la tentation d'écrire ce récit, de fixer, de préciser des souvenirs dont Alphonse Daudet lui-même s'est inspiré souvent dans ses romans et dans ses études. Je me disais qu'en un temps où le roman tend de plus en plus à ne s'alimenter que de vérité, où le besoin de sincérité s'impose impérieusement à quiconque tient une plume, ces notes vraies sur un passé déjà lointain n'avaient pas moins chance de plaire qu'une ouvre de fiction qui ne doit son succès qu'à l'effort de l'auteur pour reproduire exactement l'homme et la vie.
C'est sous cette forme que l'obsession dont je parle a longtemps hanté mon esprit. Peut-être l'aurais-je dominée et n'eût-elle jamais eu raison de mes scrupules, sans l'effort de quelques amis qui se sont attachés à me démontrer que je devais à l'histoire littéraire de ce temps ces documents sur mon frère, et que j'étais tenu d'écrire mon récit, dussé-je en ajourner indéfiniment la publication." Alphonse Daudet vu à travers la plume de son frère Ernest Daudet.
Quant à l'attrait particulier qu'elles peuvent offrir résultant de la parenté qui unit à celui qui en est l'objet celui qui les a écrites, je n'en dirai qu'un mot. Depuis qu'Alphonse Daudet est venu au monde, la vie ne nous a guère séparés. Je reste convaincu que personne ne saurait parler de l'homme et de l'écrivain avec plus d'exactitude que moi, si ce n'est lui ; et j'ai en outre l'avantage de pouvoir en dire ce qu'assurément il n'oserait pas en dire lui-même.
Longtemps mon esprit a été obsédé par la tentation d'écrire ce récit, de fixer, de préciser des souvenirs dont Alphonse Daudet lui-même s'est inspiré souvent dans ses romans et dans ses études. Je me disais qu'en un temps où le roman tend de plus en plus à ne s'alimenter que de vérité, où le besoin de sincérité s'impose impérieusement à quiconque tient une plume, ces notes vraies sur un passé déjà lointain n'avaient pas moins chance de plaire qu'une ouvre de fiction qui ne doit son succès qu'à l'effort de l'auteur pour reproduire exactement l'homme et la vie.
C'est sous cette forme que l'obsession dont je parle a longtemps hanté mon esprit. Peut-être l'aurais-je dominée et n'eût-elle jamais eu raison de mes scrupules, sans l'effort de quelques amis qui se sont attachés à me démontrer que je devais à l'histoire littéraire de ce temps ces documents sur mon frère, et que j'étais tenu d'écrire mon récit, dussé-je en ajourner indéfiniment la publication." Alphonse Daudet vu à travers la plume de son frère Ernest Daudet.
Ernest Daudet (1837-1921)
"Alphonse Daudet, à qui sont consacrés ces souvenirs, est aujourd'hui dans la plénitude de sa renommée. Ses ouvres, qu'éditeurs et journaux se disputent, sont traduites dans toutes les langues, populaires à Londres comme à Paris, à Vienne comme à Berlin, à New-York comme à Saint-Pétersbourg. Si les notes intimes et personnelles qu'on va lire avaient besoin d'une justification, je n'en voudrais pas invoquer d'autre que cette légitime notoriété si bien faite pour les expliquer.
Quant à l'attrait particulier qu'elles peuvent offrir résultant de la parenté qui unit à celui qui en est l'objet celui qui les a écrites, je n'en dirai qu'un mot. Depuis qu'Alphonse Daudet est venu au monde, la vie ne nous a guère séparés. Je reste convaincu que personne ne saurait parler de l'homme et de l'écrivain avec plus d'exactitude que moi, si ce n'est lui ; et j'ai en outre l'avantage de pouvoir en dire ce qu'assurément il n'oserait pas en dire lui-même.
Longtemps mon esprit a été obsédé par la tentation d'écrire ce récit, de fixer, de préciser des souvenirs dont Alphonse Daudet lui-même s'est inspiré souvent dans ses romans et dans ses études. Je me disais qu'en un temps où le roman tend de plus en plus à ne s'alimenter que de vérité, où le besoin de sincérité s'impose impérieusement à quiconque tient une plume, ces notes vraies sur un passé déjà lointain n'avaient pas moins chance de plaire qu'une ouvre de fiction qui ne doit son succès qu'à l'effort de l'auteur pour reproduire exactement l'homme et la vie.
C'est sous cette forme que l'obsession dont je parle a longtemps hanté mon esprit. Peut-être l'aurais-je dominée et n'eût-elle jamais eu raison de mes scrupules, sans l'effort de quelques amis qui se sont attachés à me démontrer que je devais à l'histoire littéraire de ce temps ces documents sur mon frère, et que j'étais tenu d'écrire mon récit, dussé-je en ajourner indéfiniment la publication." Alphonse Daudet vu à travers la plume de son frère Ernest Daudet.
Quant à l'attrait particulier qu'elles peuvent offrir résultant de la parenté qui unit à celui qui en est l'objet celui qui les a écrites, je n'en dirai qu'un mot. Depuis qu'Alphonse Daudet est venu au monde, la vie ne nous a guère séparés. Je reste convaincu que personne ne saurait parler de l'homme et de l'écrivain avec plus d'exactitude que moi, si ce n'est lui ; et j'ai en outre l'avantage de pouvoir en dire ce qu'assurément il n'oserait pas en dire lui-même.
Longtemps mon esprit a été obsédé par la tentation d'écrire ce récit, de fixer, de préciser des souvenirs dont Alphonse Daudet lui-même s'est inspiré souvent dans ses romans et dans ses études. Je me disais qu'en un temps où le roman tend de plus en plus à ne s'alimenter que de vérité, où le besoin de sincérité s'impose impérieusement à quiconque tient une plume, ces notes vraies sur un passé déjà lointain n'avaient pas moins chance de plaire qu'une ouvre de fiction qui ne doit son succès qu'à l'effort de l'auteur pour reproduire exactement l'homme et la vie.
C'est sous cette forme que l'obsession dont je parle a longtemps hanté mon esprit. Peut-être l'aurais-je dominée et n'eût-elle jamais eu raison de mes scrupules, sans l'effort de quelques amis qui se sont attachés à me démontrer que je devais à l'histoire littéraire de ce temps ces documents sur mon frère, et que j'étais tenu d'écrire mon récit, dussé-je en ajourner indéfiniment la publication." Alphonse Daudet vu à travers la plume de son frère Ernest Daudet.
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