Nul patrimoine qui n'ait trouvé au fil des millénaires ou trouve encore aujourd'hui dans la représentation des couleurs de la peau ses expressions propres. Charge aux spécialistes d'en décrypter les discours et les enjeux au-delà de l'analyse de leur seule matérialité. Loin d'être une simple donnée biologique qu'il suffirait de transcrire dans l'art, la représentation des carnations, au fil des millénaires, s'avère une construction patrimoniale complexe où se croisent contraintes matérielles et techniques, défis esthétiques, discours religieux, idéologies politiques voire enjeux anthropologiques.
L'ouvrage propose une lecture originale des multiples manières dont les patrimoines nationaux, culturels, religieux ont trouvé dans les couleurs de la peau les expressions les plus spectaculaires de leur organisation du monde. Il en explore les traductions les plus variées, qui vont des altérations de la polychromie éclatante des nus antiques en bronze à la "maniera grigia" de la peinture religieuse lombarde de la Renaissance, de la création des carnations émaillées sur métaux précieux dans la France médiévale aux débats contemporains sur les moulages anthropologiques.
Issue du projet de recherche Patrimoniochromies, dédié à l'étude du rôle des couleurs dans les processus de patrimonialisation, cette enquête réunit spécialistes de l'histoire, de l'histoire de l'art, de l'archéologie et de l'anthropologie.
Nul patrimoine qui n'ait trouvé au fil des millénaires ou trouve encore aujourd'hui dans la représentation des couleurs de la peau ses expressions propres. Charge aux spécialistes d'en décrypter les discours et les enjeux au-delà de l'analyse de leur seule matérialité. Loin d'être une simple donnée biologique qu'il suffirait de transcrire dans l'art, la représentation des carnations, au fil des millénaires, s'avère une construction patrimoniale complexe où se croisent contraintes matérielles et techniques, défis esthétiques, discours religieux, idéologies politiques voire enjeux anthropologiques.
L'ouvrage propose une lecture originale des multiples manières dont les patrimoines nationaux, culturels, religieux ont trouvé dans les couleurs de la peau les expressions les plus spectaculaires de leur organisation du monde. Il en explore les traductions les plus variées, qui vont des altérations de la polychromie éclatante des nus antiques en bronze à la "maniera grigia" de la peinture religieuse lombarde de la Renaissance, de la création des carnations émaillées sur métaux précieux dans la France médiévale aux débats contemporains sur les moulages anthropologiques.
Issue du projet de recherche Patrimoniochromies, dédié à l'étude du rôle des couleurs dans les processus de patrimonialisation, cette enquête réunit spécialistes de l'histoire, de l'histoire de l'art, de l'archéologie et de l'anthropologie.