En 1879, le plan Freycinet, du nom du ministre des travaux publics, prévoit de moderniser le réseau de transport français, routier, portuaire, fluvial et ferré. Le but avoué est de désenclaver les régions de France les plus excentrées, d'atteindre toutes les préfectures, les sous-préfectures et un maximum de chefs-lieux de cantons dans chaque département, afin de favoriser le développement du pays.
Les compagnies ferroviaires vont se multiplier et se partager tout le territoire hexagonal. La Compagnie de Chemin de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, vite rebaptisée Compagnie du Midi, pénètre dans les Basses-Pyrénées en 1852, par Bayonne, et s'alloue les grands axes, tandis que le réseau secondaire de la Compagnie du Pau-Oloron-Mauléon (P.O.M.) va couvrir de lignes ferroviaires nos contrées, notamment pour le Béarn et la Soule : Pau-Morlaàs, Pau-Lembeye, Pau-Garlin, Pau-Pontacq, Pau-Monein, Pau-Laruns, Pau-Oloron, Oloron-Mauléon, Oloron-Sauveterre-de-Béarn, Puyoô-Saint-Palais, Orthez-Sault-de-Navailles, etc, etc.
Pendant ce temps la ville de Pau va, elle aussi, passer du transport équin à la traction électrique, avec l'avènement des tramways urbains. Ne croyez tout de même pas que cela va se faire sans problèmes ; ces problèmes de logistique, de trajets, les premiers coups de pioches, les inaugurations, les accrochages, déraillements, accidents, incidents, etc, etc, vont être suivis et relatés au jour le jour par la presse locale, d'où notre titre : La vie mouvementée du rail en Béarn et en Soule.
La presse locale d'alors est très abondante ; songez que seulement en Béarn, nous nous trouvons avec soixante-dix-huit parutions quotidiennes, hebdomadaires, dominicales, etc, où tous les courants politiques et idéologiques sont représentés : républicain, démocratique, religieux, anticlérical, anarchiste, royaliste, antiroyaliste, etc, chacun y va de son édition : Le Patriote, L'Impartial, L'Indépendant de Billère, celui des Basses-Pyrénées, L'Action Républicaine, L'Avenir de Pau, du Béarn, de Pau et des Pyrénées, Le Béarn Républicain, L'Echo d'Oloron et des Basses-Pyrénées, celui des Pyrénées, Le Franc-Parler, Le Mémorial des Pyrénées, Le Mercure d'Orthez et des Basses-Pyrénées, L'Orthézien, Le Petit Républicain des Basses-Pyrénées, Le Glaneur d'Oloron, etc, etc.
Sans omettre les Gazettes, de Pau, des Etrangers, d'Eaux-Chaudes, de Salies, Le Journal des Eaux-Bonnes, celui des Basses-Pyrénées, Le Protestant Béarnais et L'Union Catholique des Basses-Pyrénées, etc. Les articles qui aujourd'hui pour beaucoup sont réservés à la presse à scandale ou susceptibles de vous envoyer devant les tribunaux, sont écrits sans langue de bois et sans complaisance ; les victimes d'accidents sont " disséquées " par les chroniqueurs, sans pudeur ni empathie, mais tout cela colle à cette époque : âmes sensibles s'abstenir ! Cet ouvrage a puisé dans cette presse locale du milieu du XIXe siècle jusqu'au début des années 1930, date à laquelle la quasi-totalité des lignes a mis les clefs sous la porte, remplacées par l'autobus et l'automobile.
La guerre de 1914/1918, va mettre un grand coup de frein au développement du rail en Béarn et certaines lignes ne verront pas le jour, comme la liaison Pau-Thèze-Arzacq, Arzacq-Orthez, Sauveterre-Peyrehorade, Monein-Oloron ou Pau-Sault-de-Navailles inachevée, à laquelle pourtant il ne manquait plus qu'à poser quinze kilomètres de voies... L'humour sous-jacent perce tout de même dans les anecdotes recueillies auprès de nos grands-parents qui ont eu la présence d'esprit de nous laisser leurs témoignages, eux qui voyaient dans le train le fruit du progrès, celui qui allait faciliter le quotidien et qui allait désenclaver leur canton, même le plus reculé, celui qui allait réduire les distances et donc donner plus de temps libre pour faire autre chose...
Le problème avec le progrès, c'est qu'il a tendance à s'emballer et à compliquer la vie, mais ça, nos grands-parents ne se savent pas encore... Aussi nous n'allons pas ternir leur image d'Epinal et, au fil de ces pages, rêver avec eux à ce qui devait permettre de se projeter vers un avenir idéal...
En 1879, le plan Freycinet, du nom du ministre des travaux publics, prévoit de moderniser le réseau de transport français, routier, portuaire, fluvial et ferré. Le but avoué est de désenclaver les régions de France les plus excentrées, d'atteindre toutes les préfectures, les sous-préfectures et un maximum de chefs-lieux de cantons dans chaque département, afin de favoriser le développement du pays.
Les compagnies ferroviaires vont se multiplier et se partager tout le territoire hexagonal. La Compagnie de Chemin de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, vite rebaptisée Compagnie du Midi, pénètre dans les Basses-Pyrénées en 1852, par Bayonne, et s'alloue les grands axes, tandis que le réseau secondaire de la Compagnie du Pau-Oloron-Mauléon (P.O.M.) va couvrir de lignes ferroviaires nos contrées, notamment pour le Béarn et la Soule : Pau-Morlaàs, Pau-Lembeye, Pau-Garlin, Pau-Pontacq, Pau-Monein, Pau-Laruns, Pau-Oloron, Oloron-Mauléon, Oloron-Sauveterre-de-Béarn, Puyoô-Saint-Palais, Orthez-Sault-de-Navailles, etc, etc.
Pendant ce temps la ville de Pau va, elle aussi, passer du transport équin à la traction électrique, avec l'avènement des tramways urbains. Ne croyez tout de même pas que cela va se faire sans problèmes ; ces problèmes de logistique, de trajets, les premiers coups de pioches, les inaugurations, les accrochages, déraillements, accidents, incidents, etc, etc, vont être suivis et relatés au jour le jour par la presse locale, d'où notre titre : La vie mouvementée du rail en Béarn et en Soule.
La presse locale d'alors est très abondante ; songez que seulement en Béarn, nous nous trouvons avec soixante-dix-huit parutions quotidiennes, hebdomadaires, dominicales, etc, où tous les courants politiques et idéologiques sont représentés : républicain, démocratique, religieux, anticlérical, anarchiste, royaliste, antiroyaliste, etc, chacun y va de son édition : Le Patriote, L'Impartial, L'Indépendant de Billère, celui des Basses-Pyrénées, L'Action Républicaine, L'Avenir de Pau, du Béarn, de Pau et des Pyrénées, Le Béarn Républicain, L'Echo d'Oloron et des Basses-Pyrénées, celui des Pyrénées, Le Franc-Parler, Le Mémorial des Pyrénées, Le Mercure d'Orthez et des Basses-Pyrénées, L'Orthézien, Le Petit Républicain des Basses-Pyrénées, Le Glaneur d'Oloron, etc, etc.
Sans omettre les Gazettes, de Pau, des Etrangers, d'Eaux-Chaudes, de Salies, Le Journal des Eaux-Bonnes, celui des Basses-Pyrénées, Le Protestant Béarnais et L'Union Catholique des Basses-Pyrénées, etc. Les articles qui aujourd'hui pour beaucoup sont réservés à la presse à scandale ou susceptibles de vous envoyer devant les tribunaux, sont écrits sans langue de bois et sans complaisance ; les victimes d'accidents sont " disséquées " par les chroniqueurs, sans pudeur ni empathie, mais tout cela colle à cette époque : âmes sensibles s'abstenir ! Cet ouvrage a puisé dans cette presse locale du milieu du XIXe siècle jusqu'au début des années 1930, date à laquelle la quasi-totalité des lignes a mis les clefs sous la porte, remplacées par l'autobus et l'automobile.
La guerre de 1914/1918, va mettre un grand coup de frein au développement du rail en Béarn et certaines lignes ne verront pas le jour, comme la liaison Pau-Thèze-Arzacq, Arzacq-Orthez, Sauveterre-Peyrehorade, Monein-Oloron ou Pau-Sault-de-Navailles inachevée, à laquelle pourtant il ne manquait plus qu'à poser quinze kilomètres de voies... L'humour sous-jacent perce tout de même dans les anecdotes recueillies auprès de nos grands-parents qui ont eu la présence d'esprit de nous laisser leurs témoignages, eux qui voyaient dans le train le fruit du progrès, celui qui allait faciliter le quotidien et qui allait désenclaver leur canton, même le plus reculé, celui qui allait réduire les distances et donc donner plus de temps libre pour faire autre chose...
Le problème avec le progrès, c'est qu'il a tendance à s'emballer et à compliquer la vie, mais ça, nos grands-parents ne se savent pas encore... Aussi nous n'allons pas ternir leur image d'Epinal et, au fil de ces pages, rêver avec eux à ce qui devait permettre de se projeter vers un avenir idéal...