Michel Goulet

Dernière sortie

Alchimie des Ailleurs

Au fil des siècles, les villes de Charleville et de Mézières se sont fait connaître comme des lieux favorisant rencontres et échanges. Si Mézières, ville frontière du royaume de France jusqu'au XVIIIe siècle s'est finalement affirmée comme position forte, de son côté Charleville, principauté libre et indépendante, s'est délibérément tournée vers ce qui constituait déjà le dynamisme de l'Europe d'alors en privilégiant les échanges commerciaux et cela grâce au fleuve.
Lorsqu'il était enfant ou adolescent, Arthur Rimbaud a été le témoin de cette période d'intensité. Il a vu les bateaux commercer avec les Provinces du Nord et s'amarrer au port de Charleville ; il a vu le grand moulin en activité et ses grandes roues à aubes tourner; il a côtoyé les tanneurs et les blanchisseuses qui s'affairaient à proximité du collège. Tous les jours, il a entendu le marteau-pilon frapper le métal dans les usines proches.
C'est sur ce quai en bordure de Meuse qu'habitait le jeune poète. C'est ce lieu d'histoire et de vie qui accueille aujourd'hui l'oeuvre de Michel Goulet, oeuvre déclinée en dix-huit chaises-poèmes qui font très justement écho non seulement à la poésie qui imprègne ces lieux mais égale-ment à la grande tradition métallurgique qui a développé tant de savoir-faire dans ce massif de l'Ardenne.
Aujourd'hui, les chaises-poèmes de Michel Goulet, artiste québécois, constituent une invitation à lire les textes des poètes venus récemment en résidence à la Maison des Ailleurs, là où demeurait Arthur Rimbaud, et cela à deux pas du musée qui lui est aujourd'hui consacré.
Au fil des siècles, les villes de Charleville et de Mézières se sont fait connaître comme des lieux favorisant rencontres et échanges. Si Mézières, ville frontière du royaume de France jusqu'au XVIIIe siècle s'est finalement affirmée comme position forte, de son côté Charleville, principauté libre et indépendante, s'est délibérément tournée vers ce qui constituait déjà le dynamisme de l'Europe d'alors en privilégiant les échanges commerciaux et cela grâce au fleuve.
Lorsqu'il était enfant ou adolescent, Arthur Rimbaud a été le témoin de cette période d'intensité. Il a vu les bateaux commercer avec les Provinces du Nord et s'amarrer au port de Charleville ; il a vu le grand moulin en activité et ses grandes roues à aubes tourner; il a côtoyé les tanneurs et les blanchisseuses qui s'affairaient à proximité du collège. Tous les jours, il a entendu le marteau-pilon frapper le métal dans les usines proches.
C'est sur ce quai en bordure de Meuse qu'habitait le jeune poète. C'est ce lieu d'histoire et de vie qui accueille aujourd'hui l'oeuvre de Michel Goulet, oeuvre déclinée en dix-huit chaises-poèmes qui font très justement écho non seulement à la poésie qui imprègne ces lieux mais égale-ment à la grande tradition métallurgique qui a développé tant de savoir-faire dans ce massif de l'Ardenne.
Aujourd'hui, les chaises-poèmes de Michel Goulet, artiste québécois, constituent une invitation à lire les textes des poètes venus récemment en résidence à la Maison des Ailleurs, là où demeurait Arthur Rimbaud, et cela à deux pas du musée qui lui est aujourd'hui consacré.

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