Bernard Briantais est né à Nantes en 1953, où il travaille et vit toujours. Persuadé d'avoir commencé à dessiner dans le ventre de sa mère, il consacre son enfance et son adolescence au dessin, tout en rêvant de devenir clown, curé ou peintre. Déjà, il croque les petits vieux au jardin des plantes, les enterrements des petites gens. . . En raison de problèmes familiaux, il doit arrêter ses études et suit une formation de peintre en bâtiment. Établi comme artisan peintre décorateur, il exerce ce métier une trentaine d'années, ce qui lui permet de revendiquer le titre de champion du monochrome blanc ! Sa rencontre avec le galeriste Jean Fradin en 1988 le " jette " enfin dans la peinture. . . l'artistique cette fois ; il exposera régulièrement avec lui jusqu'aux années 2000. Très importante aussi sera sa rencontre avec Charles Semser (1922-2011), peintre, sculpteur et céramiste américain installé à Paris. D'abord marqué par le mouvement CoBrA, l'expressionnisme et une forme de littérature sociale, Bernard s'achemine à partir de 2010 - par choix autant politique qu'esthétique - vers le monde de l'art singulier, où il peut exprimer une humanité à fleur de peau. En effet, lors d'un séjour à Paris, il est frappé par la misère sociale. Sidéré par le nombre de SDF rencontrés, il se sent dans l'obligation de parler et de transcrire ce qu'il voit. Il choisit donc de s'orienter vers un art plus populaire, plus accessible et surtout plus proche de ses convictions. Bernard Briantais travaille essentiellement à partir de scènes de rue, avec des matériaux pauvres et de récupération, avec trois fois rien (il aimerait d'ailleurs passer à quatre fois rien) : carton, cagettes, chutes de tissu, vieilles photos, débris, fragments, lui servant à mettre en scène, tels des castelets, des personnages de la rue : son Gotha regroupe donc les invisibles et les laissés pour compte, qu'il traite avec une tendresse non dénuée d'humour, "la politesse du désespoir" . À partir de 2010, il participe à de très nombreux salons et expositions collectives, ainsi que plusieurs personnelles à Paris et en province. Il a déjà publié 6 ouvrages de son travail. Bijouterie Charcuterie est le plus important et le plus complet à ce jour.
Bernard Briantais est né à Nantes en 1953, où il travaille et vit toujours. Persuadé d'avoir commencé à dessiner dans le ventre de sa mère, il consacre son enfance et son adolescence au dessin, tout en rêvant de devenir clown, curé ou peintre. Déjà, il croque les petits vieux au jardin des plantes, les enterrements des petites gens. . . En raison de problèmes familiaux, il doit arrêter ses études et suit une formation de peintre en bâtiment. Établi comme artisan peintre décorateur, il exerce ce métier une trentaine d'années, ce qui lui permet de revendiquer le titre de champion du monochrome blanc ! Sa rencontre avec le galeriste Jean Fradin en 1988 le " jette " enfin dans la peinture. . . l'artistique cette fois ; il exposera régulièrement avec lui jusqu'aux années 2000. Très importante aussi sera sa rencontre avec Charles Semser (1922-2011), peintre, sculpteur et céramiste américain installé à Paris. D'abord marqué par le mouvement CoBrA, l'expressionnisme et une forme de littérature sociale, Bernard s'achemine à partir de 2010 - par choix autant politique qu'esthétique - vers le monde de l'art singulier, où il peut exprimer une humanité à fleur de peau. En effet, lors d'un séjour à Paris, il est frappé par la misère sociale. Sidéré par le nombre de SDF rencontrés, il se sent dans l'obligation de parler et de transcrire ce qu'il voit. Il choisit donc de s'orienter vers un art plus populaire, plus accessible et surtout plus proche de ses convictions. Bernard Briantais travaille essentiellement à partir de scènes de rue, avec des matériaux pauvres et de récupération, avec trois fois rien (il aimerait d'ailleurs passer à quatre fois rien) : carton, cagettes, chutes de tissu, vieilles photos, débris, fragments, lui servant à mettre en scène, tels des castelets, des personnages de la rue : son Gotha regroupe donc les invisibles et les laissés pour compte, qu'il traite avec une tendresse non dénuée d'humour, "la politesse du désespoir" . À partir de 2010, il participe à de très nombreux salons et expositions collectives, ainsi que plusieurs personnelles à Paris et en province. Il a déjà publié 6 ouvrages de son travail. Bijouterie Charcuterie est le plus important et le plus complet à ce jour.