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Fabienne Federini

Dernière sortie
Enseignement privé catholique
Le 13 juillet 2022, le tribunal administratif de Paris a demandé à l'Etat de rendre publique la composition sociale de chaque collège. Le constat est implacable : le dualisme scolaire, avec un enseignement privé subventionné 75 %, contribue à renforcer la ségrégation sociale au sein du système éducatif français, les écarts de composition sociale entre le secteur privé et le secteur public ne cessant de se dégrader depuis plus de vingt ans.
Mais cette réalité sociale en cache une autre beaucoup plus alarmante. En effet, l'école de la République est moins une école à deux vitesses (public us. privé) qu'une école ségréguée à ses deux extrémités : 20 % des collégiens fréquentent des établissements privés où plus de la moitié des élèves sont issus de milieux favorisés, alors qu'un autre cinquième étudie dans des collèges publics situés en réseau d'éducation prioritaire, accueillant en majorité des enfants de milieux populaires.
La différence ? Une ségrégation choisie pour les uns, subie pour les autres. Comment en est-on arrivé là? C'est l'ambition de ce livre. Il propose d'analyser les mécanismes par lesquels l'Etat, en ne respectant pas ses obligations légales en matière de mixité sociale, favorise l'attractivité de l'enseignement privé. Il interroge une politique qui, depuis la loi Debré, organise les conditions d'une compétition déloyale entre secteurs (public et privé), entre établissements et entre élèves, ce qui conduit à construire des contextes d'apprentissage ségrégués, aggravant ainsi les inégalités scolaires au lieu de les réduire, soit l'inverse de ce que l'Etat affiche publiquement comme ambition !
Mais cette réalité sociale en cache une autre beaucoup plus alarmante. En effet, l'école de la République est moins une école à deux vitesses (public us. privé) qu'une école ségréguée à ses deux extrémités : 20 % des collégiens fréquentent des établissements privés où plus de la moitié des élèves sont issus de milieux favorisés, alors qu'un autre cinquième étudie dans des collèges publics situés en réseau d'éducation prioritaire, accueillant en majorité des enfants de milieux populaires.
La différence ? Une ségrégation choisie pour les uns, subie pour les autres. Comment en est-on arrivé là? C'est l'ambition de ce livre. Il propose d'analyser les mécanismes par lesquels l'Etat, en ne respectant pas ses obligations légales en matière de mixité sociale, favorise l'attractivité de l'enseignement privé. Il interroge une politique qui, depuis la loi Debré, organise les conditions d'une compétition déloyale entre secteurs (public et privé), entre établissements et entre élèves, ce qui conduit à construire des contextes d'apprentissage ségrégués, aggravant ainsi les inégalités scolaires au lieu de les réduire, soit l'inverse de ce que l'Etat affiche publiquement comme ambition !
Le 13 juillet 2022, le tribunal administratif de Paris a demandé à l'Etat de rendre publique la composition sociale de chaque collège. Le constat est implacable : le dualisme scolaire, avec un enseignement privé subventionné 75 %, contribue à renforcer la ségrégation sociale au sein du système éducatif français, les écarts de composition sociale entre le secteur privé et le secteur public ne cessant de se dégrader depuis plus de vingt ans.
Mais cette réalité sociale en cache une autre beaucoup plus alarmante. En effet, l'école de la République est moins une école à deux vitesses (public us. privé) qu'une école ségréguée à ses deux extrémités : 20 % des collégiens fréquentent des établissements privés où plus de la moitié des élèves sont issus de milieux favorisés, alors qu'un autre cinquième étudie dans des collèges publics situés en réseau d'éducation prioritaire, accueillant en majorité des enfants de milieux populaires.
La différence ? Une ségrégation choisie pour les uns, subie pour les autres. Comment en est-on arrivé là? C'est l'ambition de ce livre. Il propose d'analyser les mécanismes par lesquels l'Etat, en ne respectant pas ses obligations légales en matière de mixité sociale, favorise l'attractivité de l'enseignement privé. Il interroge une politique qui, depuis la loi Debré, organise les conditions d'une compétition déloyale entre secteurs (public et privé), entre établissements et entre élèves, ce qui conduit à construire des contextes d'apprentissage ségrégués, aggravant ainsi les inégalités scolaires au lieu de les réduire, soit l'inverse de ce que l'Etat affiche publiquement comme ambition !
Mais cette réalité sociale en cache une autre beaucoup plus alarmante. En effet, l'école de la République est moins une école à deux vitesses (public us. privé) qu'une école ségréguée à ses deux extrémités : 20 % des collégiens fréquentent des établissements privés où plus de la moitié des élèves sont issus de milieux favorisés, alors qu'un autre cinquième étudie dans des collèges publics situés en réseau d'éducation prioritaire, accueillant en majorité des enfants de milieux populaires.
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