Et si les "non-lieux" existaient dans l'Antiquité ? Ce volume revisite le concept de Marc Augé et montre comment ces espaces ont pu participer à la construction des identités et des rapports à l'altérité dans le monde méditerranéen ancien et médiéval. Dans Non-lieux : introduction à une anthropologie de la surmodernité (1992), Marc Augé définit les "lieux anthropologiques" comme des espaces d'identité, de relations et d'histoire, et avance que la "surmodernité" produit des "non-lieux" - espaces de transit ou de consommation (aéroports, supermarchés, hôtels) dépourvus de ces caractéristiques.
Les contributions du volume présenté interrogent cette thèse en examinant si des équivalents de non-lieux existaient dans l'Antiquité et le monde médiéval méditerranéen. Elles analysent des espaces réels ou symboliques - îles, labyrinthes, déserts, ports, bibliothèques ou sanctuaires frontaliers - pour montrer que la distinction entre lieu et non-lieu est souvent relative et dépend des usages, des perspectives et des expériences individuelles.
Ces études critiquent également l'idée que les non-lieux seraient nécessairement inauthentiques ou dépourvus de valeur culturelle. Au contraire, ils peuvent jouer un rôle symbolique, politique ou identitaire essentiel. Ce volume montre que le concept de non-lieu constitue un outil heuristique pour analyser les sociétés anciennes et leurs représentations de l'altérité, des marges et de l'identité.
Et si les "non-lieux" existaient dans l'Antiquité ? Ce volume revisite le concept de Marc Augé et montre comment ces espaces ont pu participer à la construction des identités et des rapports à l'altérité dans le monde méditerranéen ancien et médiéval. Dans Non-lieux : introduction à une anthropologie de la surmodernité (1992), Marc Augé définit les "lieux anthropologiques" comme des espaces d'identité, de relations et d'histoire, et avance que la "surmodernité" produit des "non-lieux" - espaces de transit ou de consommation (aéroports, supermarchés, hôtels) dépourvus de ces caractéristiques.
Les contributions du volume présenté interrogent cette thèse en examinant si des équivalents de non-lieux existaient dans l'Antiquité et le monde médiéval méditerranéen. Elles analysent des espaces réels ou symboliques - îles, labyrinthes, déserts, ports, bibliothèques ou sanctuaires frontaliers - pour montrer que la distinction entre lieu et non-lieu est souvent relative et dépend des usages, des perspectives et des expériences individuelles.
Ces études critiquent également l'idée que les non-lieux seraient nécessairement inauthentiques ou dépourvus de valeur culturelle. Au contraire, ils peuvent jouer un rôle symbolique, politique ou identitaire essentiel. Ce volume montre que le concept de non-lieu constitue un outil heuristique pour analyser les sociétés anciennes et leurs représentations de l'altérité, des marges et de l'identité.