Les institutions de l'amour. Enquêtes anthropologiques en Asie et dans l'océan Indien

Par : Catherine Capdeville-Zeng
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 22 septembre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 23 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages357
  • PrésentationBroché
  • Poids0.6 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
  • ISBN978-2-85831-279-5
  • EAN9782858312795
  • Date de parution01/09/2018
  • CollectionAsie(s)
  • ÉditeurPresses de l'Inalco

Résumé

Les sociétés traditionnelles connaissent-elles l'amour ? Le débat demeure toujours ouvert entre la position de certains courants en sciences humaines (sociologie, anthropologie...) pour qui seul l'Occident connaîtrait l'amour, et celte défendue par tes littéraires et les psychologues, qui soutiennent le contraire. Entre ces deux tendances, cet ouvrage rend compte des multiples compromis opérés par différentes sociétés d'Asie (Chine, Corée, Japon, Népal., Inde) et de l'océan Indien (Madagascar) pour naviguer entre des expressions individuelles de l'amour, s'inspirant des pratiques occidentales, et les normes sociales qui les contrôlent fortement.
Les enquêtes ethnographiques menées sur les pratiques en vigueur de nos jours montrent comment ces compromis s expriment toujours dans des "institutions de l'amour "menant La plupart du temps au mariage. Ces institutions se manifestent dans trois domaines : le choix du conjoint, l'expression des sentiments amoureux et les rites de mariage. Si les individus de ces sociétés font maintenant de "l'amour romantique" une de Leurs valeurs, il n'en reste pas moins qu'ils doivent l'accorder aux traditions familiales.
Dans cette composition, le sentiment amoureux, loin d'être une élaboration individuelle, est socialement construit et participe de l'ordre social.
Catherine Capdevielle-Zeng est anthropoloque et sinologue, professeure dans le département d'études chinoises de l'Inalco e membre de l'équipe Asies-Inalco. Sa recherche de doctorat portant sur la musique rock en Chine a fait l'objet d'une publication en 2001 sous Le titre Rites et Rock à Pékin-Traditions et modernité de la musique rock dans ta société chinoise. Elle s'est ensuite intéressée au monde rural et au théâtre populaire, et a publié en 2012 le Théâtre dans l'espace du peuple : une enquête de terrain en Chine.
Ses thèmes de recherches sur la société chinoise contemporaine incluent les différentes formes de rituels - y compris musiques et théâtres, rites religieux, fêtes familiales et villageoises, les relations sociales-parenté, amour, amitié, voisinage, et les structures sociales - morphologie, échanges, institutions. Delphine Ortis a obtenu son doctorat en anthropologie sociale et ethnologie en 2008 à l'EHESS.
Son mémoire, "Ethnographie d'un islam indien. Organisation cultuelle et sociale d'une institution musulmane : la dargah du martyr Ghazf Miyan (Bahraich, Uttar Pradesh, Inde du Nord)", portait sur l'organisation du sanctuaire d'un martyr indo-musulman. Après s'être intéressée au culte des martyrs, elle mène depuis plusieurs années des recherches au Pakistan sur les relations entre culte aux saints, soufisme et chiisme.
Elle prépare un ouvrage interdisciplinaire, avec d'autres chercheurs français, sur Le grand saint du Sindh, Lal Shahbaz Oalandar. Elle est actuellement chargée de cours en anthropologie à L'ESSEC, l'Inalco et l'EHESS.