Olivier Godard est économiste, directeur de recherche au CNRS. Depuis 1973, l'essentiel de son activité de recherche et d'enseignement est consacré aux relations entre environnement et développement économique ainsi qu'aux modalités de l'action publique.
Cet ouvrage trouve son origine dans les Journées annuelles de l'Association "Natures Sciences Sociétés-Dialogues" qui se sont déroulées en décembre 1994.
Contributions de William Dab, François Ewald, Jean-Louis Fabiani, Claude Gilbert et Isabelle Bourdeaux, Olivier Godard, Marie-Angèle Hermitte, Jean-Charles Hourcade, Gérard Huber, Michel Lavérie, Gilles Martin, Gérard Mégie, Marc Pélegrin, Jean-Pierre Réveret et Jacques Weber, Brian
Wynne.
Le principe de précaution dans la conduite des affaires humaines
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- Nombre de pages351
- PrésentationBroché
- Poids0.515 kg
- Dimensions15,0 cm × 23,0 cm × 2,0 cm
- ISBN2-7351-0740-X
- EAN9782735107407
- Date de parution01/10/2001
- ÉditeurMaison des Sciences de l'Homme
Résumé
" Civilisation du risque ", notre société n'est-elle pas tout autant une civilisation de la sécurité ? Catastrophes, dégradations, menaces affectant la santé humaine ou l'environnement alimentent soupçons et doutes : l'évolution technique prend-elle la bonne direction ? Les institutions publiques permettent-elles d'intervenir à temps ? C'est dans ce contexte que le " principe de précaution " s'est affirmé comme référence nouvelle de l'action : il en appelle à la prévention sans attendre que soit établie la réalité des risques.
Comment interpréter ce principe ? Quels changements escompter dans les rapports entre science et décision ? Comment traduire l'exigence de précaution en normes opératoires sans se fourvoyer dans des impasses ou déraper dans l'usage rhétorique ? Les contributions rassemblées par Olivier Godard sous l'égide de l'Association Natures, Sciences, Sociétés, offrent des outils de pensée à partir de l'étude de situations précises. Des chercheurs de différentes disciplines montrent comment une culture de la précaution pourrait susciter une gestion des risques plus intelligente et plus ouverte aux préoccupations des citoyens. Leurs analyses témoignent aussi des flottements possibles ou de l'ambivalence d'une idée qui, mal interprétée, risque de faire régresser la rationalité de la décision publique ou le droit de la responsabilité.

