Philippe Forest est né en 1962 à Paris. Il a enseigné dans diverses universités d'Angleterre et d'Ecosse. Il est aujourd'hui professeur de littérature à l'université de Nantes. Auteur de nombreux essais consacrés à l'art et à la littérature, il collabore comme critique au magazine Art Press et est corédacteur de la N.R.F.
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- Nombre de pages368
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.18 kg
- Dimensions10,9 cm × 18,0 cm × 1,6 cm
- ISBN978-2-07-045968-1
- EAN9782070459681
- Date de parution30/10/2014
- CollectionFolio
- ÉditeurGallimard
Résumé
"Attraper un chat noir dans l'obscurité de la nuit est, dit-on, la chose la plus difficile qui soit. Surtout s'il n'y en a pas. Je veux dire : surtout s'il n'y a pas de chat dans la nuit où l'on cherche. Ainsi parle un vieux proverbe chinois à la paternité incertaine. Du Confucius. Paraît-il. J'aurais plutôt pensé à un moine japonais. Ou bien à un humoriste anglais. Ce qui revient à peu près au même.
Je crois comprendre ce que cette phrase signifie. Elle dit que la sagesse consiste à ne pas se mettre en quête de chimères. Que rien n'est plus vain que de partir à la chasse aux fantômes. Qu'il est absurde de prétendre capturer de ses mains un chat quand nul ne saurait discerner, même vaguement, sa forme absente dans l'épaisseur de la nuit. Mais Confucius, si c'est de lui qu'il s'agit, ou bien le penseur improbable auquel on a prêté son nom, n'affirme pas que la chose soit impossible.
Il dit juste que trouver un chat noir dans la nuit est le comble du difficile. Et que le comble de ce comble est atteint si le chat n'est pas là. J'ouvre les yeux dans le noir de la nuit. Des lignes, des taches, des ombres, le scintillement d'une forme qui fuit. Quelque chose qui remue dans un coin et envoie ses ondes ricocher au loin vers le vide qui vibre".
Je crois comprendre ce que cette phrase signifie. Elle dit que la sagesse consiste à ne pas se mettre en quête de chimères. Que rien n'est plus vain que de partir à la chasse aux fantômes. Qu'il est absurde de prétendre capturer de ses mains un chat quand nul ne saurait discerner, même vaguement, sa forme absente dans l'épaisseur de la nuit. Mais Confucius, si c'est de lui qu'il s'agit, ou bien le penseur improbable auquel on a prêté son nom, n'affirme pas que la chose soit impossible.
Il dit juste que trouver un chat noir dans la nuit est le comble du difficile. Et que le comble de ce comble est atteint si le chat n'est pas là. J'ouvre les yeux dans le noir de la nuit. Des lignes, des taches, des ombres, le scintillement d'une forme qui fuit. Quelque chose qui remue dans un coin et envoie ses ondes ricocher au loin vers le vide qui vibre".
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L'éditeur en parle
"Attraper un chat noir dans l'obscurité de la nuit est, dit-on, la chose la plus difficile qui soit. Surtout s'il n'y en a pas. Je veux dire : surtout s'il n'y a pas de chat dans la nuit où l'on cherche. Ainsi parle un vieux proverbe chinois à la paternité incertaine. Du Confucius. Paraît-il. J'aurais plutôt pensé à un moine japonais. Ou bien à un humoriste anglais. Ce qui revient à peu près au même.
Je croix comprendre ce que cette phrase signifie. Elle dit que la sagesse consiste à ne pas se mettre en quête de chimères. Que rien n'est plus vain que de partir à la chasse aux fantômes. Qu'il est absurde de prétendre capturer de ses mains un chat quand nul ne saurait discerner, même vaguement, sa forme absente dans l'épaisseur de la nuit". Schrödinger expliquait la théorie des particules par l'image d'un chat à la fois mort et vivant.
S'amusant de ce paradoxe, Philippe Forest nous offre une méditation inspirée sur l'existence. Schrödinger expliquait la théorie des particules par l'image d'un chat à la fois mort et vivant. S'amusant de ce paradoxe, Philippe Forest nous offre une méditation inspirée sur l'existence.
Je croix comprendre ce que cette phrase signifie. Elle dit que la sagesse consiste à ne pas se mettre en quête de chimères. Que rien n'est plus vain que de partir à la chasse aux fantômes. Qu'il est absurde de prétendre capturer de ses mains un chat quand nul ne saurait discerner, même vaguement, sa forme absente dans l'épaisseur de la nuit". Schrödinger expliquait la théorie des particules par l'image d'un chat à la fois mort et vivant.
S'amusant de ce paradoxe, Philippe Forest nous offre une méditation inspirée sur l'existence. Schrödinger expliquait la théorie des particules par l'image d'un chat à la fois mort et vivant. S'amusant de ce paradoxe, Philippe Forest nous offre une méditation inspirée sur l'existence.












