La romanisation de l'Italie - Poche

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Jean-Michel David - La romanisation de l'Italie.
L'Italie n'a pas toujours été romaine. Lors de la deuxième guerre punique, au 'ranima où Hannibal débouchait des Alpes, elle était encore peuplée... Lire la suite
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Résumé

L'Italie n'a pas toujours été romaine. Lors de la deuxième guerre punique, au 'ranima où Hannibal débouchait des Alpes, elle était encore peuplée de Ligures et de Gaulois au nord, d'Etrusques et d'Italiques au centre et au sud, de Grecs sur les côtes méridionales et en Sicile. Les Romains n'occupaient qu'un peu plus du dixième de la péninsule. Or deux siècles plus tard, sous le règne d'Auguste, l'Italie s'était unifiée et romanisée. Dans la violence, il est vrai. Violence tempérée d'une acculturation imposée par le développement des échanges et l'ouverture sur le monde héllénistique ; violence sanglante des guerres puniques, de la guerre sociale puis des guerres civiles qui, tout au long de la période, modifièrent le paysage humain par les pertes et les déplacements de population qu'elles entraînèrent. Le processus pourtant avait ses acteurs : les Italiens eux-mêmes : Pour maintenir leur position, leurs élites devaient obtenir de partager un pouvoir qui se concentrait à Rome entre les main: de l'aristocratie. Celle-ci n'y consentait pas et il fallut une guerre pour la décider. Il fallut aussi un long travail d'intégratif: et d'incorporation dans les cadres politiques renouvelés. Le résultat fut pourtant que l'unification engendra une nouvelle citoyenneté romaine, plus large, plus abstraite: universelle. Nous en sommes les héritiers.

Sommaire

    • Les peuples d'Italie
    • Rome, l'Italie et l'hellénisme
    • Hannibal en Italie et les conséquences de la deuxième guerre punique
    • Les transformations de l'économie italienne
    • Les aristocraties municipales italiennes
    • Les mécanismes de l'unification
    • La nécessité de l'intégration
    • Le creuset des guerres civiles

Caractéristiques

  • Date de parution
    16/06/2010
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    978-2-08-122446-9
  • EAN
    9782081224469
  • Format
    Poche
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    260 pages
  • Poids
    0.175 Kg
  • Dimensions
    10,8 cm × 17,7 cm × 1,2 cm

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L'éditeur en parle

L'Italie n'a pas toujours été romaine. Lors de la deuxième guerre punique, au moment où Hannibal débouchait des Alpes, elle était encore peuplée de Ligures et de Gaulois au nord, d'Etrusques et d'Italiques au centre et au sud, de Grecs sur les côtes méridionales et en Sicile. Les Romains n'occupaient qu'un peu plus du dixième de la péninsule. Or deux siècles plus tard, sous le règne d'Auguste, l'Italie s'était unifiée et romanisée.
Dans la violence, il est vrai. Violence tempérée d'une acculturation imposée par le développement des échanges et l'ouverture sur le monde hellénistique ; violence sanglante des guerres puniques, de la guerre sociale puis des guerres civiles qui, tout au long de la période, modifièrent le paysage humain par les pertes et les déplacements de population qu'elles entraînèrent. Le processus pourtant avait ses acteurs : les Italiens eux-mêmes.
Pour maintenir leur position, leurs élites devaient obtenir de partager un pouvoir qui se concentrait à Rome entre les mains de l'aristocratie. Celle-ci n'y consentait pas et il fallut une guerre pour la décider. Il fallut aussi un long travail d'intégration et d'incorporation dans les cadres politiques renouvelés. Le résultat fut pourtant que l'unification engendra une nouvelle citoyenneté romaine, plus large, plus abstraite : universelle.
Nous en sommes les héritiers.

À propos de l'auteur

Biographie de Jean-Michel David

Jean-Michel David est professeur d'histoire romaine à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne.

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