La médiatisation de la vie privée XVe-XXe siècle

Collectif

Note moyenne 
Le colloque qui s'est tenu à l'Université d'Artois, les 20 et 21 octobre 2010, a cherché à définir, à partir d'exemples européens les plus divers... Lire la suite
24,00 € Neuf
Expédié sous 3 à 6 jours
Livré chez vous entre le 30 septembre et le 4 octobre
En librairie

Résumé

Le colloque qui s'est tenu à l'Université d'Artois, les 20 et 21 octobre 2010, a cherché à définir, à partir d'exemples européens les plus divers et sur la longue durée, la nature du lien entre ce qui est du domaine de la vie privée et ce qui est rendu public. Il a souligné l'interdépendance entre le support médiatique et la constitution de l'individu : par le livre et l'écrit, l'homme moderne a bâti son intériorité.
Il a montré que les frontières entre le public et le privé sont fluctuantes, soumises aux impératifs, comme aux aléas de la politique, des querelles religieuses et de la volonté affirmée de certains individus de s'inventer des parcours biographiques singuliers, que les exemples du chansonnier Béranger, de l'ambassadeur Esterhazy et de Proust sont venus éclairer. Il a montré que les femmes ont une approche différente de celle des hommes, peut-être parce que leur éducation les pousse à mieux respecter les normes de civilité.
Mais si l'espace curial a longtemps permis une expression féminine assez libre, la Révolution les a ensuite exclusivement cantonnées dans le domaine de la vie sentimentale. La publicité donnée à des affaires sensibles - affaires de moeurs, querelles conjugales, adultères - montre que l'exposition médiatique de soi se fait par le biais du scandale. Le factum, ce mémoire judiciaire qui existe durant la période moderne et jusqu'à la fin du XIXe siècle, est avec les Mémoires, les autobiographies et les correspondances, une source privilégiée, rendant compte des nombreux procès qui ont médiatisé ces affaires intimes.
Les transformations des mentalités ont changé la nature de ce qui doit demeurer caché et de ce qui peut être exposé ; elles ont fait évoluer la législation : n'oublions pas que l'amitié était au XVIe siècle ostentatoire, que l'on n'a pas hésité à étaler les anecdotes sur la vie sexuelle des rois, mais que toute transgression à l'échelle locale était sévèrement pourchassée.

Sommaire

  • LA PART DU SECRET
    • Médiatisation de soi et constitution des sujets
    • L'amitié ostentatoire, XVIe-XVIIIe siècle
    • La construction religieuse du privé ; La mort comme enjeu public dans les querelles en France au XVIIIe siècle
  • LE SCANDALE ET LA TRANSGRESSION
    • Rumeur, bruits et familles en Terre Ferme vénitienne au XVI° siècle
    • Archives secrètes, archives publiques ? Témoignages de la vie intime dans les archives ecclésiastiques italiennes à l'époque moderne
    • Scandale au presbytère ; Paroisse et officialité face au curé délinquant au XVII° siècle : quelle médiatisation
  • LA VOLONTE DE FAIRE SAVOIR
    • Entre vertu et impuissance : une mise en scène de la sexualité de Louis XVI au XVIIIe siècle
    • Vie privée, vie publique : le cas Béranger
    • Des correspondances anonymes aux feux de la fiction : le prince Esterhazy à Londres (1812-1842)

Caractéristiques

  • Date de parution
    14/12/2012
  • Editeur
  • Collection
  • ISBN
    978-2-84832-158-5
  • EAN
    9782848321585
  • Présentation
    Relié
  • Nb. de pages
    257 pages
  • Poids
    0.436 Kg
  • Dimensions
    16,0 cm × 24,0 cm × 1,4 cm

Avis libraires et clients

Du même auteur

Les clients ont également aimé

Derniers produits consultés

24,00 €