La dérive idéologique de la psychiatrie. Quand le président se prend pour un psy, c'est la France qui devient folle

Par : Olivier Labouret

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  • Nombre de pages219
  • PrésentationBroché
  • Poids0.29 kg
  • Dimensions14,0 cm × 22,0 cm × 1,8 cm
  • ISBN978-2-7492-1014-8
  • EAN9782749210148
  • Date de parution02/10/2008
  • ÉditeurErès

Résumé

Dire que la psychiatrie est en crise est un lieu commun. En élucider les tenants et les aboutissants, plus encore proposer des solutions est une gageure, tant cette discipline, savoir scientifique et pratique institutionnelle, est multiple et complexe. Il est toutefois utile d'en analyser le contexte politico-économique : la crise actuelle n'est-elle pas largement liée à ce que le pouvoir demande à la psychiatrie de faire ? En suivant l'évolution de la psychiatrie depuis vingt ans, on assiste à une dérive néolibérale qui met en péril nos libertés individuelles et sociales et compromet notre santé mentale : renforcement de l'individualisme par une explication psychologique, voire médicale, univoque des conflits relationnels et sociopolitiques ; emprise croissante des explications scientistes de la souffrance morale.
Du comportementalisme à la neurobiologie et à la génétique, on assiste au retour à peine voilé d'un eugénisme qu'on croyait enterré après la Libération ; orientation gestionnaire de la politique de soins, sélectionnant les patients selon des critères de rentabilité et transformant les soignants en exécutants d'une stratégie d'entreprise ; psychiatrisation de toutes formes de délinquance, déviance ou simple défaillance, à travers des lois autoritaires qui obéissent à des impératifs sécuritaires.
A travers une critique bibliographique de l'individualisme contemporain, l'auteur met en évidence l'idéologie politique et économique qui sous-tend cette évolution dangereuse de la psychiatrie. Il ne s'agit pas pour autant de nier l'existence d'authentiques maladies mentales, mais il ne faudrait pas que celles-ci, qui justifient la médecine psychiatrique, soient l'arbre qui cache la forêt de son extension illimitée à la gestion des déviances socio-économiques.
Dire que la psychiatrie est en crise est un lieu commun. En élucider les tenants et les aboutissants, plus encore proposer des solutions est une gageure, tant cette discipline, savoir scientifique et pratique institutionnelle, est multiple et complexe. Il est toutefois utile d'en analyser le contexte politico-économique : la crise actuelle n'est-elle pas largement liée à ce que le pouvoir demande à la psychiatrie de faire ? En suivant l'évolution de la psychiatrie depuis vingt ans, on assiste à une dérive néolibérale qui met en péril nos libertés individuelles et sociales et compromet notre santé mentale : renforcement de l'individualisme par une explication psychologique, voire médicale, univoque des conflits relationnels et sociopolitiques ; emprise croissante des explications scientistes de la souffrance morale.
Du comportementalisme à la neurobiologie et à la génétique, on assiste au retour à peine voilé d'un eugénisme qu'on croyait enterré après la Libération ; orientation gestionnaire de la politique de soins, sélectionnant les patients selon des critères de rentabilité et transformant les soignants en exécutants d'une stratégie d'entreprise ; psychiatrisation de toutes formes de délinquance, déviance ou simple défaillance, à travers des lois autoritaires qui obéissent à des impératifs sécuritaires.
A travers une critique bibliographique de l'individualisme contemporain, l'auteur met en évidence l'idéologie politique et économique qui sous-tend cette évolution dangereuse de la psychiatrie. Il ne s'agit pas pour autant de nier l'existence d'authentiques maladies mentales, mais il ne faudrait pas que celles-ci, qui justifient la médecine psychiatrique, soient l'arbre qui cache la forêt de son extension illimitée à la gestion des déviances socio-économiques.