Histoire et historiens des idées - Figures, méthodes, problèmes - Grand Format

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Résumé

Discipline aux contours imprécis, mal définis, l' "histoire des idées" est souvent perçue avec méfiance par les historiens de la philosophie ou de la littérature. En France du moins, cette étiquette est régulièrement associée à une manière naïve d'écrire l'histoire intellectuelle, et sert du même coup de repoussoir à des élaborations méthodologiques plus précises. A la manière de Michel Foucault, déclarant : "au fond, je ne suis peut-être qu'un historien des idées, mais honteux, ou comme on voudra, présomptueux" , ce n'est pas sans une certaine réserve que de nombreux intellectuels français acceptent cette dénomination.
Toutefois, l'histoire des idées a, tout au long du xxe siècle, connu bien des variantes et des incarnations : aux Etats Unis, dans l'école de Baltimore (autour du Journal of the History of Ideas d'Arthur Lovejoy), en Allemagne (avec l'oeuvre de Martin Heidegger, Eric Voegelin, Karl Löwith, Hans Blumenberg...), à Oxford (avec Robin G. Collingwood ou Isaiah Berlin) et Cambridge (autour de Quentin Skinner), ou en France même, dans l'oeuvre d'intellectuels singuliers, souvent à cheval sur les pays ou les continents (Paul Hazard, Paul Bénichou, Alexandre Koyré, Etienne Gilson...).
De sorte que l'histoire des idées a moins imposé une manière unique de raconter l'histoire de la pensée occidentale qu'elle n'a entretenu une réflexion sans cesse renouvelée sur les méthodes à suivre, les concepts à employer et les problèmes que l'on rencontre quand on cherche à comprendre les mutations intellectuelles collectives sur la longue durée. En ce sens, l'histoire des idées se laisse moins définir comme une discipline unique que par les projets originaux auxquels elle a donné lieu, tout au long du siècle dernier et jusqu'à aujourd'hui.
C'est à cette approche de l'histoire des idées par ses figures, ses écoles et ses oeuvres qu'est consacré le présent volume, qui réunit les communications entendues lors du colloque qui s'est tenu au Collège de France les 18, 19 et 20 mai 2016, sous le double patronage de la chaire d'Histoire de la philosophie médiévale, d'Alain de Libera, et de celle de Littérature française moderne et contemporaine, d'Antoine Compagnon.
Ces journées ont réuni philosophes (Ronan de Calan, Pascal Engel, Alain de Libera, Frédéric Nef, David Simonetta, Claudine Tiercelin), spécialistes de littérature (Marc Angenot, Antoine Compagnon, Patrizia Lombardo, Guillaume Métayer, Alexandre de Vitry) et historiens (Florian Michel, Perrine Simon-Nahum), conformément à l'ambition pluridisciplinaire du fondateur de l'history of ideas, Arthur Lovejoy.

Caractéristiques

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L'éditeur en parle

L'histoire des idées est souvent perçue avec méfiance par les historiens de la philosophie ou de la littérature. C'est à une approche de l'histoire des idées par ses figures, ses écoles et ses oeuvres qu'est consacré le présent volume.

À propos des auteurs

David Simonetta, attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) au Collège de France de 2013 à 2016, enseigne la philosophie. Il a publié Les Plus Grands Mythes de Platon (Flammarion, 2014). Alexandre de Vitry, attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) au Collège de France de 2014 à 2016, enseigne la littérature. Il est l'auteur de L'Invention de Philippe Muray (Carnets Nord, 2011) et de Conspirations d'un solitaire.
L'individualisme civique de Charles Péguy (Les Belles Lettres, 2015).

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