Haïti : économie politique de la corruption. L'ensauvagement macoute et ses conséquences (1957-1990)

Par : Leslie Péan

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  • Nombre de pages812
  • PrésentationBroché
  • Poids1.295 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 4,2 cm
  • ISBN978-2-7068-1988-9
  • EAN9782706819889
  • Date de parution21/06/2007
  • ÉditeurMaisonneuve & Larose

Résumé

Cet ouvrage, qui couvre la période 1957-1990, porte une réflexion critique sur la gestion du pouvoir en Haïti, en examinant les rapports de corruption entre la société haïtienne et la communauté internationale sous le gouvernement des Duvalier père et fils et de leurs successeurs. Il démontre comment l'avalanche de corruption est le prix payé par Haïti pour différer la destruction d'un système pourtant condamné. La corruption s'est énormément développée à l'échelle mondiale ces cinquante dernières années, tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Mais si elle peut être contrée dans le secteur privé, elle semble incontournable dans le secteur public à cause de l'Etat et de la raison d'Etat. Quand il s'agit de la sécurité d'Etat, ce que les Américains nomment " les intérêts de sécurité nationale ", la morale disparaît par la grande porte. Et ce comportement n'est pas particulier aux Etats-Unis. Ainsi, le dictateur François Duvalier met en pratique une chaîne de complémentarité dans laquelle tontons macoutes, mafieux, agents des services secrets, financiers internationaux, diplomates, etc. s'associent afin de trafiquer et de s'octroyer des privilèges, dans un déluge de corruption qui semble dépasser ceux qui l'ont provoqué dans le but de combattre le communisme. Cette analyse concerne aussi des formes de corruption telles que le clientélisme, le favoritisme, le patrimonialisme et la corruption de proximité, souvent laissées de côté et considérées comme marginales. Cette corruption sociale, la plus difficile à examiner, renvoie à ce que Michel Foucault nomme le " grain des individus ".
Cet ouvrage, qui couvre la période 1957-1990, porte une réflexion critique sur la gestion du pouvoir en Haïti, en examinant les rapports de corruption entre la société haïtienne et la communauté internationale sous le gouvernement des Duvalier père et fils et de leurs successeurs. Il démontre comment l'avalanche de corruption est le prix payé par Haïti pour différer la destruction d'un système pourtant condamné. La corruption s'est énormément développée à l'échelle mondiale ces cinquante dernières années, tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Mais si elle peut être contrée dans le secteur privé, elle semble incontournable dans le secteur public à cause de l'Etat et de la raison d'Etat. Quand il s'agit de la sécurité d'Etat, ce que les Américains nomment " les intérêts de sécurité nationale ", la morale disparaît par la grande porte. Et ce comportement n'est pas particulier aux Etats-Unis. Ainsi, le dictateur François Duvalier met en pratique une chaîne de complémentarité dans laquelle tontons macoutes, mafieux, agents des services secrets, financiers internationaux, diplomates, etc. s'associent afin de trafiquer et de s'octroyer des privilèges, dans un déluge de corruption qui semble dépasser ceux qui l'ont provoqué dans le but de combattre le communisme. Cette analyse concerne aussi des formes de corruption telles que le clientélisme, le favoritisme, le patrimonialisme et la corruption de proximité, souvent laissées de côté et considérées comme marginales. Cette corruption sociale, la plus difficile à examiner, renvoie à ce que Michel Foucault nomme le " grain des individus ".