Achille Mbembe est professeur d'histoire et de sciences politiques à l'université de Witwatersrand (Johannesburg) et chercheur au Witwatersrand Institute for Social and Economic Research (Wiser). Il est notamment l'auteur, à La Découverte, de Critique de la raison nègre (2013) et de Politiques de l'inimitié (2016).
Prix Fetkann ! de la Mémoire
Sortir de la grande nuit. Essai sur l'Afrique décolonisée, suivi d'un entretien avec l'auteur
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- Nombre de pages252
- PrésentationBroché
- Poids0.259 kg
- Dimensions12,7 cm × 19,2 cm × 1,7 cm
- ISBN978-2-7071-7664-6
- EAN9782707176646
- Date de parution23/05/2013
- CollectionLa Découverte/Poche
- ÉditeurLa Découverte
Résumé
La décolonisation africaine n'aura-t-elle été qu'un accident bruyant, un craquement à la surface, le signe d'un futur appelé à se fourvoyer ? Dans cet essai critique, Achille Mbembe montre que, au-delà des crises et de la destruction qui ont souvent frappé le continent depuis les indépendances, de nouvelles sociétés sont en train de naître, réalisant leur synthèse sur le mode du réassemblage, de la redistribution des différences entre soi et les autres et de la circulation des hommes et des cultures.
Cet univers créole, dont la trame complexe et mobile glisse sans cesse d'une forme à une autre, constitue le soubassement d'une modernité que l'auteur qualifie d'" afropolitaine ". Il convient certes de décrypter ces mutations africaines, mais aussi de les confronter aux évolutions des sociétés postcoloniales européennes - en particulier de la France, qui décolonisa sans s'autodécoloniser -, pour en finir avec la race, la frontière et la violence continuant d'imprégner les imaginaires de part et d'autre de la Méditerranée.
C'est la condition pour que le passé en commun devienne enfin un passé en partage. Ecrit dans une langue tantôt sobre, tantôt incandescente et souvent poétique, cet essai constitue un texte essentiel de la pensée postcoloniale en langue française.
Cet univers créole, dont la trame complexe et mobile glisse sans cesse d'une forme à une autre, constitue le soubassement d'une modernité que l'auteur qualifie d'" afropolitaine ". Il convient certes de décrypter ces mutations africaines, mais aussi de les confronter aux évolutions des sociétés postcoloniales européennes - en particulier de la France, qui décolonisa sans s'autodécoloniser -, pour en finir avec la race, la frontière et la violence continuant d'imprégner les imaginaires de part et d'autre de la Méditerranée.
C'est la condition pour que le passé en commun devienne enfin un passé en partage. Ecrit dans une langue tantôt sobre, tantôt incandescente et souvent poétique, cet essai constitue un texte essentiel de la pensée postcoloniale en langue française.












