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Au jour le jour - Écrire le quotidien des classes populaires en France (XIXe-XXIe siècle)

Par : Anaïs Albert, Fanny Gallot, Anne Jusseaume, Eve Meuret-Campfort, Clyde Plumauzille
Formats :
  • Nombre de pages450
  • Date de parution08/10/2026
  • PrésentationBroché
  • Dimensions15,4 cm × 24,0 cm × 3,0 cm
  • ISBN978-2-348-07763-0
  • EAN9782348077630
  • ÉditeurLa Découverte

Résumé

A quoi ont ressemblé les vies des femmes et des hommes des classes populaires en France, du XIXe siècle à nos jours ? Loin d'une histoire évènementielle scandée par des tournants politiques et animée par de " grands hommes ", dans laquelle le peuple est tour à tour héroïsé ou victimisé, Au jour le jour propose une immersion dans le quotidien de ces femmes et de ces hommes. Jeunes, vieux et vieilles, de la ville ou de la campagne, croyantes ou non, en France de longue date ou nouvellement venues, mariées ou célibataires, libres ou enfermées dans des institutions, elles et ils ont en commun des conditions d'existence façonnées par de fortes contraintes matérielles et symboliques.
Adopter l'échelle du quotidien permet de plonger dans le privé souvent très politique des classes populaires et d'avoir accès à des expériences généralement mal comprises et pourtant centrales comme l'exigence de dignité, la nécessité de la solidarité pour joindre les deux bouts ou encore la partition genrée des activités. Si les stratégies économiques pèsent lourd au jour le jour, elles ne résument pas tout.
L'histoire racontée ici, nourrie de recherches féministes comme d'écrits populaires, de sources du contrôle social ou des grandes enquêtes qui, depuis le XIXe siècle, documentent la vie des classes populaires, s'incarne dans une vaste gamme de pratiques individuelles et collectives. Les lecteurs et lectrices découvriront ainsi le feu des contestations collectives comme le plaisir de la pêche, le stigmate de la vulgarité comme la figure de la " daronne ", les travaux d'aiguilles, les " enfants gâtés ", ou encore le rôle de l'eau dans les croyances subalternes rurales...
Autant de scènes et de motifs pour restituer les manières d'être et les savoir-faire qui éclairent un quotidien profondément ambivalent, entre domination et capacité d'agir. Cet ouvrage, écrit à douze mains, est le fruit du travail au long cours du groupe Genre et classes populaires (Anaïs Albert, Fanny Gallot, Anne Jusseaume, Eve Meuret-Campfort, Clyde Plumauzille et Mathilde Rossigneux-Méheust).
Ce collectif fait dialoguer l'histoire et la sociologie, enseigne et fait de la recherche ensemble depuis 2010.
Anaïs Albert , historienne, est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-Cité, membre du laboratoire Echelles et membre junior de l'IUF. Spécialiste d'histoire économique et sociale, ses recherches portent sur la consommation et l'économie domestique des classes populaires, ainsi que sur les violences de genre. Elle a notamment publié La Vie à crédit. La consommation des classes populaires à Paris (années 1880-1920) (Editions de la Sorbonne, 2021).
Fanny Gallot , historienne, est membre du CRHEC à l'université Paris Est Créteil où elle enseigne à l'Inspe. Ses recherches portent sur l'histoire du travail - professionnel et domestique - qu'elle envisage dans une perspective intersectionnelle, l'histoire du syndicalisme, des féminismes et des mouvements sociaux. Membre junior de l'IUF, elle a notamment publié Mobilisées ! Une histoire féministe des contestations populaires (Seuil, 2024) et, avec Hugo Harari-Kermadec, Le Coeur du capital.
Ces travailleuses de l'ombre qui font tourner le monde (Université Paris-Cités Editions, 2026). Anne Jusseaume , historienne, est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université d'Artois, chercheuse au CREHS et membre junior de l'IUF. Spécialiste d'histoire sociale et religieuse, ses recherches portent sur les congrégations féminines et la vocation, l'habit religieux et l'usurpation du statut clérical.
Elle a notamment publié Le Soin des pauvres. Vocations féminines dans le Paris du XIXe siècle (Presses universitaires de Rennes, 2023). Eve Meuret-Campfort , sociologue, est chargée de recherche au CNRS et membre du CENS. Sociologue du travail, du militantisme et du genre, ses recherches portent sur les logiques de contestation dans les secteurs d'emploi féminisés, l'histoire localisée des mobilisations et les normes de genre dans les classes populaires.
Elle a publié Lutter " comme les mecs ". Le genre du militantisme dans une usine de femmes (Le Croquant, 2021). Clyde Plumauzille est historienne, chargée de recherche au CNRS et membre du Centre Maurice Halbwachs à l'Ecole normale supérieure (Paris). Spécialiste d'histoire des femmes, du genre et des sexualités, ses travaux portent sur le travail des femmes des classes populaires, les échanges économico-sexuels, les domesticités et les enjeux du care dans la France moderne et contemporaine.
Elle est notamment l'autrice de Prostitution et Révolution. Les femmes publiques dans la cité républicaine (Champ Vallon, 2016). Mathilde Rossigneux-Méheust , historienne, est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Lumière Lyon 2, chercheuse au LARHRA et membre junior de l'IUF. Ses recherches portent sur l'histoire des âges de la vie, des institutions disciplinaires, du travail et des liens familiaux dans la France contemporaine.
Elle a publié Vies d'hospice (Champ Vallon, 2018), Vieillesses irrégulières (La Découverte, 2022), Routines punitives (CNRS Editions, 2023, dirigé avec Elsa Génard) et Dernières folies (Seuil, 2026, avec Marie Derrien).