Mémoire et oubli à la fin du premier millénaire
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- Nombre de pages339
- PrésentationBroché
- Poids0.485 kg
- Dimensions13,6 cm × 22,1 cm × 2,5 cm
- ISBN2-7007-2269-8
- EAN9782700722697
- Date de parution01/04/1996
- CollectionHistoires
- ÉditeurAubier
Résumé
Dans ce nouveau livre, Patrick Geary s'attache à retrouver les mécanismes du souvenir et de l'oubli dans l'Europe médiévale, au tournant de l'an Mil.
Selon quels systèmes la mémoire est-elle retrouvée et transformée ? Comment se fait la reconstruction du passé ? Telles sont les questions qu'examine l'historien.
Alors que l'empire carolingien est en pleine décomposition, chacun s'efforce de retrouver une identité familiale, institutionnelle ou régionale. Un processus complexe de transmission, de suppression et de recréation du passé et de la tradition est mis en œuvre. Quel en est l'enjeu ? Il s'agit en fait de conformer le passé au présent voire même de justifier l'avenir. Pour ceux qui tentent d'accéder au pouvoir, la maîtrise de la mémoire est indispensable. Les processus de reconstruction du passé au XI e siècle ne s'expliquent pas par le développement spontané d'une " mémoire collective ", ni même par le passage de l'oral à l'écrit, mais sont en réalité le résultat d'une compétition pour le pouvoir. Réclamer la mémoire, c'est vouloir " dire " le passé pour le contrôler.
Selon les régions, les voies du souvenir ou de l'oubli comme l'utilisation des archives diffèrent largement. Partout on manipule les chartes en les complétant, en les détruisant, ou en les enfouissant respectueusement. Cette manipulation des textes permet de faire apparaître une " histoire officielle " et de fermer la voie à des passés " alternatifs ". Ainsi voit-on les moines et les scribes opérer un tri parmi les familles princières, choisissant celles qui auront les honneurs de l'Histoire. Cela permet, entre mille exemples, d'exalter Charlemagne et de reléguer dans les ténèbres son prédécesseur, Charles III le Simple...
Dans ce nouveau livre, Patrick Geary s'attache à retrouver les mécanismes du souvenir et de l'oubli dans l'Europe médiévale, au tournant de l'an Mil.
Selon quels systèmes la mémoire est-elle retrouvée et transformée ? Comment se fait la reconstruction du passé ? Telles sont les questions qu'examine l'historien.
Alors que l'empire carolingien est en pleine décomposition, chacun s'efforce de retrouver une identité familiale, institutionnelle ou régionale. Un processus complexe de transmission, de suppression et de recréation du passé et de la tradition est mis en œuvre. Quel en est l'enjeu ? Il s'agit en fait de conformer le passé au présent voire même de justifier l'avenir. Pour ceux qui tentent d'accéder au pouvoir, la maîtrise de la mémoire est indispensable. Les processus de reconstruction du passé au XI e siècle ne s'expliquent pas par le développement spontané d'une " mémoire collective ", ni même par le passage de l'oral à l'écrit, mais sont en réalité le résultat d'une compétition pour le pouvoir. Réclamer la mémoire, c'est vouloir " dire " le passé pour le contrôler.
Selon les régions, les voies du souvenir ou de l'oubli comme l'utilisation des archives diffèrent largement. Partout on manipule les chartes en les complétant, en les détruisant, ou en les enfouissant respectueusement. Cette manipulation des textes permet de faire apparaître une " histoire officielle " et de fermer la voie à des passés " alternatifs ". Ainsi voit-on les moines et les scribes opérer un tri parmi les familles princières, choisissant celles qui auront les honneurs de l'Histoire. Cela permet, entre mille exemples, d'exalter Charlemagne et de reléguer dans les ténèbres son prédécesseur, Charles III le Simple...