Au commencement était Emile Benveniste. Non pas historiquement, car il n'est pas le premier théoricien de l'énonciation. Mais, comme nul autre, il a mis en évidence, sur fond d'une anthropologie du sujet, la structure énonciative qui organise la langue et a dégagé le système des formes qui lui est associé - "l'appareil formel de l'énonciation" . C'est précisément sous cet angle, celui des formes, que les contributions au présent ouvrage proposent de pénétrer, en partant de textes littéraires, au coeur du système de l'énonciation : temps verbal, pronom personnel, indicateur temporel et discours rapporté sont les unités et configurations langagières prises en compte.
Leur saisie dans les textes, loin de servir à entériner la théorie de départ, vise prioritairement à problématiser le fonctionnement énonciatif en cernant des faits de variation, d'évolution, d'instabilité - en un mot, des tensions.
Au commencement était Emile Benveniste. Non pas historiquement, car il n'est pas le premier théoricien de l'énonciation. Mais, comme nul autre, il a mis en évidence, sur fond d'une anthropologie du sujet, la structure énonciative qui organise la langue et a dégagé le système des formes qui lui est associé - "l'appareil formel de l'énonciation" . C'est précisément sous cet angle, celui des formes, que les contributions au présent ouvrage proposent de pénétrer, en partant de textes littéraires, au coeur du système de l'énonciation : temps verbal, pronom personnel, indicateur temporel et discours rapporté sont les unités et configurations langagières prises en compte.
Leur saisie dans les textes, loin de servir à entériner la théorie de départ, vise prioritairement à problématiser le fonctionnement énonciatif en cernant des faits de variation, d'évolution, d'instabilité - en un mot, des tensions.