"Le concept de communion (koinonía), déjà mis en lumière dans les textes du Concile Vatican II, convient particulièrement pour exprimer l'intimité du Mystère de l'Eglise et peut certainement être une clé de lecture pour un renouvellement de l'ecclésiologie catholique. L'approfondissement de la réalité de l'Eglise comme communion est, en effet, un défi d'une importance particulière, offrant un vaste champ à la réflexion théologique sur le mystère de l'Eglise, "dont la nature est telle qu'elle permet toujours des recherches nouvelles et plus profondes" .
Certaines visions ecclésiologiques révèlent cependant une compréhension insuffisante de l'Eglise comme mystère de communion, car elles n'harmonisent pas correctement le concept de communion avec les concepts de Peuple de Dieu et de Corps du Christ, et accordent une place insuffisante au rapport entre l'Eglise comme communion et l'Eglise comme sacrement [... ]. Afin que le concept de communion, qui n'est pas univoque, puisse servir de clé d'interprétation ecclésiologique, il doit être compris à l'intérieur de l'enseignement biblique et de la tradition patristique, dans lesquelles la communion implique toujours une double dimension : verticale (communion avec Dieu) et horizontale (communion entre les hommes).
Il est donc essentiel, pour avoir une vision chrétienne de la communion, de la reconnaître avant tout comme don de Dieu, comme fruit de l'initiative divine réalisée dans le mystère pascal. Le nouveau rapport entre l'homme et Dieu, établi dans le Christ et communiqué dans les sacrements, se prolonge aussi par un nouveau rapport entre les hommes. Par conséquent, le concept de communion doit être en mesure d'exprimer aussi, d'une part la nature sacramentelle de l'Eglise tandis que "nous vivons en exil loin du Seigneur" , et d'autre part l'unité particulière qui fait des fidèles les membres d'un même Corps, le Corps mystique du Christ, communauté organiquement structurée, "peuple rassemblé dans l'unité du Père, du Fils, et du Saint-Esprit" (Cyprien), doté en outre des moyens permettant son union visible et sociale.
Congrégation pour la Doctrine de la foi, Lettre aux évêques de l'Eglise catholique sur certains aspects de l'Eglise comprise comme communion
"Le concept de communion (koinonía), déjà mis en lumière dans les textes du Concile Vatican II, convient particulièrement pour exprimer l'intimité du Mystère de l'Eglise et peut certainement être une clé de lecture pour un renouvellement de l'ecclésiologie catholique. L'approfondissement de la réalité de l'Eglise comme communion est, en effet, un défi d'une importance particulière, offrant un vaste champ à la réflexion théologique sur le mystère de l'Eglise, "dont la nature est telle qu'elle permet toujours des recherches nouvelles et plus profondes" .
Certaines visions ecclésiologiques révèlent cependant une compréhension insuffisante de l'Eglise comme mystère de communion, car elles n'harmonisent pas correctement le concept de communion avec les concepts de Peuple de Dieu et de Corps du Christ, et accordent une place insuffisante au rapport entre l'Eglise comme communion et l'Eglise comme sacrement [... ]. Afin que le concept de communion, qui n'est pas univoque, puisse servir de clé d'interprétation ecclésiologique, il doit être compris à l'intérieur de l'enseignement biblique et de la tradition patristique, dans lesquelles la communion implique toujours une double dimension : verticale (communion avec Dieu) et horizontale (communion entre les hommes).
Il est donc essentiel, pour avoir une vision chrétienne de la communion, de la reconnaître avant tout comme don de Dieu, comme fruit de l'initiative divine réalisée dans le mystère pascal. Le nouveau rapport entre l'homme et Dieu, établi dans le Christ et communiqué dans les sacrements, se prolonge aussi par un nouveau rapport entre les hommes. Par conséquent, le concept de communion doit être en mesure d'exprimer aussi, d'une part la nature sacramentelle de l'Eglise tandis que "nous vivons en exil loin du Seigneur" , et d'autre part l'unité particulière qui fait des fidèles les membres d'un même Corps, le Corps mystique du Christ, communauté organiquement structurée, "peuple rassemblé dans l'unité du Père, du Fils, et du Saint-Esprit" (Cyprien), doté en outre des moyens permettant son union visible et sociale.
Congrégation pour la Doctrine de la foi, Lettre aux évêques de l'Eglise catholique sur certains aspects de l'Eglise comprise comme communion