Dans un monde où tout se monnaye, comment préserver sa dignité, sa liberté ? Quel lien la prostitution entretient-elle avec d'autres formes de corruption, de compromission ? Est-elle l'origine même de la condition féminine ? Cloé Korman signe ici un roman féministe d'une écriture somptueuse où chaque mot résonne comme un acte de résistance. L'Acte est un monologue. Celui d'une femme qui s'est mise à écrire un livre pour un homme dont elle sera la prête-plume, un livre qui la dégoûte mais dont elle a accepté la rédaction contre une somme d'argent considérable, dont elle a besoin.
L'Acte est un lieu. Où elle a travaillé autrefois, durant des années de disette où d'autres actes lui étaient demandés dans des tenues, des chambres, des positions variées, contre des sommes variables et qui la faisaient vivre. L'Acte est un cinéma où l'on vient s'asseoir certains après-midis pour regarder son passé, une banque des destins, un lieu où l'on connaît mieux que vous votre valeur pour vous autoriser des prêts futurs.
L'Acte peut être heureux, mais pas pour toutes. Certaines en meurent. Pas toutes. Toutes les compromissions, toutes les tentatives de corruption dérivent-elles symboliquement du même acte fondateur, ce moment où un corps devient l'objet d'une transaction entre des parties inégales ? Dans un monde dominé par l'argent, toute forme de survie échappe-t-elle à la prostitution ? Dans ce texte mêlant l'onirique et la fable politique, Cloé Korman renvoie la critique du capitalisme à son origine : la question de la domination exercée sur les corps et l'impossibilité d'y échapper.
A moins que des espaces de liberté, où l'érotisme se conçoit dans le partage et l'égalité, restent à créer et à explorer, telles d'ultimes zones de résistance ?
Dans un monde où tout se monnaye, comment préserver sa dignité, sa liberté ? Quel lien la prostitution entretient-elle avec d'autres formes de corruption, de compromission ? Est-elle l'origine même de la condition féminine ? Cloé Korman signe ici un roman féministe d'une écriture somptueuse où chaque mot résonne comme un acte de résistance. L'Acte est un monologue. Celui d'une femme qui s'est mise à écrire un livre pour un homme dont elle sera la prête-plume, un livre qui la dégoûte mais dont elle a accepté la rédaction contre une somme d'argent considérable, dont elle a besoin.
L'Acte est un lieu. Où elle a travaillé autrefois, durant des années de disette où d'autres actes lui étaient demandés dans des tenues, des chambres, des positions variées, contre des sommes variables et qui la faisaient vivre. L'Acte est un cinéma où l'on vient s'asseoir certains après-midis pour regarder son passé, une banque des destins, un lieu où l'on connaît mieux que vous votre valeur pour vous autoriser des prêts futurs.
L'Acte peut être heureux, mais pas pour toutes. Certaines en meurent. Pas toutes. Toutes les compromissions, toutes les tentatives de corruption dérivent-elles symboliquement du même acte fondateur, ce moment où un corps devient l'objet d'une transaction entre des parties inégales ? Dans un monde dominé par l'argent, toute forme de survie échappe-t-elle à la prostitution ? Dans ce texte mêlant l'onirique et la fable politique, Cloé Korman renvoie la critique du capitalisme à son origine : la question de la domination exercée sur les corps et l'impossibilité d'y échapper.
A moins que des espaces de liberté, où l'érotisme se conçoit dans le partage et l'égalité, restent à créer et à explorer, telles d'ultimes zones de résistance ?