"Les juges ne font qu'appliquer la loi" entend-on souvent quand on s'étonne de certaines décisions de justice. Fort de son expérience des deux côtés de la barre, à la fois comme magistrat et comme avocat, François Guéranger montre que ce n'est pas le cas. Il apporte les preuves, étayées d'exemples concrets, que dans la France d'aujourd'hui, les juges disposent bel et bien d'un pouvoir plus large que jamais.
En s'appuyant sur une lecture historique de l'Ancien Régime à la Ve République et sur une méthode précise d'évaluation du pouvoir, il explique comment les juges, après avoir été marginalisés par la Révolution, ont progressivement reconquis une position centrale dans l'élaboration de la norme juridique. Pour François Guéranger, il faudrait parler aujourd'hui de "démocratie des juges". Il en explique les mécanismes, l'idéologie sous-jacente ainsi que les conséquences pour la démocratie représentative.
Il pose enfin une question essentielle : la montée en puissance du pouvoir judiciaire est-elle vraiment une garantie de l'Etat de droit ou est-elle plutôt une menace inquiétante pour la souveraineté populaire ?
"Les juges ne font qu'appliquer la loi" entend-on souvent quand on s'étonne de certaines décisions de justice. Fort de son expérience des deux côtés de la barre, à la fois comme magistrat et comme avocat, François Guéranger montre que ce n'est pas le cas. Il apporte les preuves, étayées d'exemples concrets, que dans la France d'aujourd'hui, les juges disposent bel et bien d'un pouvoir plus large que jamais.
En s'appuyant sur une lecture historique de l'Ancien Régime à la Ve République et sur une méthode précise d'évaluation du pouvoir, il explique comment les juges, après avoir été marginalisés par la Révolution, ont progressivement reconquis une position centrale dans l'élaboration de la norme juridique. Pour François Guéranger, il faudrait parler aujourd'hui de "démocratie des juges". Il en explique les mécanismes, l'idéologie sous-jacente ainsi que les conséquences pour la démocratie représentative.
Il pose enfin une question essentielle : la montée en puissance du pouvoir judiciaire est-elle vraiment une garantie de l'Etat de droit ou est-elle plutôt une menace inquiétante pour la souveraineté populaire ?