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Yannick régis Ngoma-nkenzo
Né au début des années 80 sur les collines de Mansimou à Brazzaville, Congo, Yannick Ngoma-Nkenzo est un passionné de littérature depuis son plus jeune âge. Sa première lecture remonte à l'âge de 4ans alors qu'il ne savait pas encore écrire. Il vit au rythme d'un tour du monde sans chronomètres ni cartes qu'il a décidé de s'offrir chaque jour de sa vie. Tous ses écrits pour la plupart très autobiographiques, entassés par dizaines dans ses placards, parlent de ces voyages, racontés avec les yeux du coeur. Avec "Carnets de route ocre et poussière", Yannick Ngoma-Nkenzo signe sa première publication.
Né au début des années 80 sur les collines de Mansimou à Brazzaville, Congo, Yannick Ngoma-Nkenzo est un passionné de littérature depuis son plus jeune âge. Sa première lecture remonte à l'âge de 4ans alors qu'il ne savait pas encore écrire. Il vit au rythme d'un tour du monde sans chronomètres ni cartes qu'il a décidé de s'offrir chaque jour de sa vie. Tous ses écrits pour la plupart très autobiographiques, entassés par dizaines dans ses placards, parlent de ces voyages, racontés avec les yeux du coeur. Avec "Carnets de route ocre et poussière", Yannick Ngoma-Nkenzo signe sa première publication.

Dernière sortie
Carnets de route ocre et poussière
La route se perdait dans l'horizon doré au milieu de l'abondante verdure qui la bordait de part et d'autre. Mes pieds couverts de latérite poussiéreuse m'en rapprochaient autant qu'ils m'en éloignaient. Et dans les moments où je m'attarde, je fais une pause dans les regards de passage que je croise... C'est à un de ces petits ports rudimentaires où nous devions passer la nuit, au détour d'un buisson sommeillant sous les charmes de la saison, que je la rencontre...
Je suis fasciné par ses formes gracieuses, violentes sous son pagne remonté jusqu'aux aisselles, par sa voix inédite et l'élégance de son pas de reine en plein village de pêcheurs. Son rire délicieux semble se répandre lentement en moi et sa peau qui effleure mon âme tout en dedans me sort des limites que s'est établie unilatéralement la réalité. Accroché à ses lèvres, le temps pouvait s'arrêter ; les guerres pouvaient atteindre les berges du fleuve, les trains de la vie quitter les gares de nos espérances ; rien n'aurait jamais eu d'importance...
Je suis fasciné par ses formes gracieuses, violentes sous son pagne remonté jusqu'aux aisselles, par sa voix inédite et l'élégance de son pas de reine en plein village de pêcheurs. Son rire délicieux semble se répandre lentement en moi et sa peau qui effleure mon âme tout en dedans me sort des limites que s'est établie unilatéralement la réalité. Accroché à ses lèvres, le temps pouvait s'arrêter ; les guerres pouvaient atteindre les berges du fleuve, les trains de la vie quitter les gares de nos espérances ; rien n'aurait jamais eu d'importance...
La route se perdait dans l'horizon doré au milieu de l'abondante verdure qui la bordait de part et d'autre. Mes pieds couverts de latérite poussiéreuse m'en rapprochaient autant qu'ils m'en éloignaient. Et dans les moments où je m'attarde, je fais une pause dans les regards de passage que je croise... C'est à un de ces petits ports rudimentaires où nous devions passer la nuit, au détour d'un buisson sommeillant sous les charmes de la saison, que je la rencontre...
Je suis fasciné par ses formes gracieuses, violentes sous son pagne remonté jusqu'aux aisselles, par sa voix inédite et l'élégance de son pas de reine en plein village de pêcheurs. Son rire délicieux semble se répandre lentement en moi et sa peau qui effleure mon âme tout en dedans me sort des limites que s'est établie unilatéralement la réalité. Accroché à ses lèvres, le temps pouvait s'arrêter ; les guerres pouvaient atteindre les berges du fleuve, les trains de la vie quitter les gares de nos espérances ; rien n'aurait jamais eu d'importance...
Je suis fasciné par ses formes gracieuses, violentes sous son pagne remonté jusqu'aux aisselles, par sa voix inédite et l'élégance de son pas de reine en plein village de pêcheurs. Son rire délicieux semble se répandre lentement en moi et sa peau qui effleure mon âme tout en dedans me sort des limites que s'est établie unilatéralement la réalité. Accroché à ses lèvres, le temps pouvait s'arrêter ; les guerres pouvaient atteindre les berges du fleuve, les trains de la vie quitter les gares de nos espérances ; rien n'aurait jamais eu d'importance...
