Née à Cannes en 1992, Gwendoline Cicottini est historienne au Mémorial du camp de Sandbostel en Allemagne. Ses recherches portent sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, plus particulièrement sur les prisonniers de guerre français, ainsi que sur l'histoire du genre et de la sexualité. Le présent ouvrage est issu de sa thèse soutenue en 2020, pour laquelle elle a remporté le prix de thèse "Michael Werner" 2021 du CIERA.
Relations interdites. Prisonniers de guerre français et femmes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale
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- Nombre de pages280
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.46 kg
- Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,4 cm
- ISBN978-2-7351-2964-5
- EAN9782735129645
- Date de parution16/05/2024
- CollectionBibliothèque allemande
- ÉditeurMaison des Sciences de l'Homme
Résumé
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, 1, 3 millions de prisonniers français se retrouvent sur le territoire du Reich. Gwendoline Cicottini aborde l'histoire peu connue des "relations interdites" entre ces prisonniers de guerre français et des civiles allemandes. Dès 1939, de tels contacts sont proscrits par le décret du Verbotener Umgang mit Kriegsgefangenen, pour des raisons de sécurité militaire et au nom de l'idéologie raciale nationale-socialiste.
Cet ouvrage montre l'écart entre la norme et les pratiques individuelles, reflétant la difficulté de contrôler la population civile en période de conflit. Grâce à un corpus conséquent de dossiers judiciaires, mais aussi des entretiens qui redonnent la parole aux acteurs de cette histoire passée sous silence, l'historienne retrace ces relations, depuis les conditions de la rencontre amoureuse jusqu'au devenir des "enfants de la guerre" .
Au croisement de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la micro-histoire, du genre et du droit, son étude permet de mieux comprendre le fonctionnement de l'appareil judiciaire nazi et la situation des captifs français, mais aussi le quotidien d'une société civile en guerre marquée par de profondes mutations, le rôle de la sexualité et la fonction dévolue au corps des femmes. Elle contribue à aborder la guerre autrement, par le biais d'une histoire de l'intime, du sentiment et de la sexualité, et montre que ces relations interdites ont contribué à l'écriture d'une autre histoire des rapports franco-allemands qui contourne la volonté de l'Etat de contrôler les relations sociales et les corps de ses sujets.
Cet ouvrage montre l'écart entre la norme et les pratiques individuelles, reflétant la difficulté de contrôler la population civile en période de conflit. Grâce à un corpus conséquent de dossiers judiciaires, mais aussi des entretiens qui redonnent la parole aux acteurs de cette histoire passée sous silence, l'historienne retrace ces relations, depuis les conditions de la rencontre amoureuse jusqu'au devenir des "enfants de la guerre" .
Au croisement de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la micro-histoire, du genre et du droit, son étude permet de mieux comprendre le fonctionnement de l'appareil judiciaire nazi et la situation des captifs français, mais aussi le quotidien d'une société civile en guerre marquée par de profondes mutations, le rôle de la sexualité et la fonction dévolue au corps des femmes. Elle contribue à aborder la guerre autrement, par le biais d'une histoire de l'intime, du sentiment et de la sexualité, et montre que ces relations interdites ont contribué à l'écriture d'une autre histoire des rapports franco-allemands qui contourne la volonté de l'Etat de contrôler les relations sociales et les corps de ses sujets.
L'éditeur en parle
Gwendoline Cicottini aborde l'histoire peu connue des "relations interdites" entre des prisonniers français et des civiles allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, grâce à un corpus conséquent de dossiers judiciaires, mais aussi des entretiens qui redonnent la parole aux acteurs de cette histoire passée sous silence. Au croisement de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, de la micro-histoire, du genre et du droit, son étude permet de mieux comprendre l'appareil judiciaire nazi et la situation des captifs français, mais aussi le quotidien d'une société civile en guerre marquée par de profondes mutations.
Elle aborde la guerre autrement, par une histoire de l'intime, du sentiment et de la sexualité, et montre que ces relations interdites ont contribué à l'écriture d'une autre histoire des rapports franco-allemands qui contourne la volonté de l'Etat de contrôler les relations et les corps de ses sujets.
Elle aborde la guerre autrement, par une histoire de l'intime, du sentiment et de la sexualité, et montre que ces relations interdites ont contribué à l'écriture d'une autre histoire des rapports franco-allemands qui contourne la volonté de l'Etat de contrôler les relations et les corps de ses sujets.



