La phénoménologie ne rompt avec la métaphysique que dans l'exacte et imprécise mesure où elle renonce à décrire les phénomènes comme des objets ou des étants pour les reconnaître, par une dernière réduction, dans leur pure donation.
Autrement dit, si le phénomène se définit bien comme ce qui se montre en et à partir de soi-même (Heidegger), comment concevoir qu'il puisse déployer un soi ? En fait et en droit, un tel soi ne devient pensable que parce que ce qui se montre, plus originairement, se donne. Apparaître, en dernière instance, revient à la donation intrinsèque et immanente du phénomène par lui-même, qui n'admet pas d'autre principe que cette absence de principe.
Il faut donc premièrement décrire le phénomène réduit à sa donation, dernier horizon de la phénoménalité. Deuxièmement redéfinir le don, contre son interprétation économique, à partir de la pure donation. Ensuite déterminer les caractères du phénomène comme un strict donné, selon la contingence et l'incidence qui en font un événement. Enfin distinguer les degrés de donation du donné, jusqu'à libérer le phénomène saturé suivant les quatre types de paradoxe qui le déclinement (l'évènement, l'idole, la chair et l'icône du visage). Il devient alors possible d'esquisser ce qui vient après le " sujet ", à savoir celui qui se reçoit aussi lui-même lorsqu'il reçoit le donné - l'adonné.
Ainsi peut-être cesserons-nous de récuser l'apparaître des phénomènes qui nous excèdent, nous surprennent et nous affectent au plus près.
La phénoménologie ne rompt avec la métaphysique que dans l'exacte et imprécise mesure où elle renonce à décrire les phénomènes comme des objets ou des étants pour les reconnaître, par une dernière réduction, dans leur pure donation.
Autrement dit, si le phénomène se définit bien comme ce qui se montre en et à partir de soi-même (Heidegger), comment concevoir qu'il puisse déployer un soi ? En fait et en droit, un tel soi ne devient pensable que parce que ce qui se montre, plus originairement, se donne. Apparaître, en dernière instance, revient à la donation intrinsèque et immanente du phénomène par lui-même, qui n'admet pas d'autre principe que cette absence de principe.
Il faut donc premièrement décrire le phénomène réduit à sa donation, dernier horizon de la phénoménalité. Deuxièmement redéfinir le don, contre son interprétation économique, à partir de la pure donation. Ensuite déterminer les caractères du phénomène comme un strict donné, selon la contingence et l'incidence qui en font un événement. Enfin distinguer les degrés de donation du donné, jusqu'à libérer le phénomène saturé suivant les quatre types de paradoxe qui le déclinement (l'évènement, l'idole, la chair et l'icône du visage). Il devient alors possible d'esquisser ce qui vient après le " sujet ", à savoir celui qui se reçoit aussi lui-même lorsqu'il reçoit le donné - l'adonné.
Ainsi peut-être cesserons-nous de récuser l'apparaître des phénomènes qui nous excèdent, nous surprennent et nous affectent au plus près.