Comment lire notre monde, un monde complexe, qui n'oppose plus des blocs mais développe les interactions, encourage les connexions, multiplie les flux ? Michel Foucher, professeur de géographie à l'Ecole normale supérieure, ancien conseiller d'Hubert Védrine aux Affaires étrangères et ambassadeur de France en Lettonie, nous livre ici une réflexion originale sur ce "monde rugueux" dont il analyse les nouveaux équilibres et déséquilibres. Ce dossier rappelle que la mondialisation se joue à la fois entre Etats nations et entre un nombre toujours plus important d'acteurs : l'échiquier mondial a volé en éclats et notre représentation du monde avec lui. Le bipolaire n'est plus, l'hyperpuissance a vécu : il est temps de prendre en compte dans les relations internationales ces puissances dites "émergentes", fondées avant tout sur la croissance. Les nouveaux défis environnementaux, agricoles, énergétiques, etc. appellent des réponses collectives. Reste à établir une gouvernance globale fondée sur un polycentrisme en devenir, qui redonne un cadre et dessine un avenir à ce XXIe siècle naissant.
Comment lire notre monde, un monde complexe, qui n'oppose plus des blocs mais développe les interactions, encourage les connexions, multiplie les flux ? Michel Foucher, professeur de géographie à l'Ecole normale supérieure, ancien conseiller d'Hubert Védrine aux Affaires étrangères et ambassadeur de France en Lettonie, nous livre ici une réflexion originale sur ce "monde rugueux" dont il analyse les nouveaux équilibres et déséquilibres. Ce dossier rappelle que la mondialisation se joue à la fois entre Etats nations et entre un nombre toujours plus important d'acteurs : l'échiquier mondial a volé en éclats et notre représentation du monde avec lui. Le bipolaire n'est plus, l'hyperpuissance a vécu : il est temps de prendre en compte dans les relations internationales ces puissances dites "émergentes", fondées avant tout sur la croissance. Les nouveaux défis environnementaux, agricoles, énergétiques, etc. appellent des réponses collectives. Reste à établir une gouvernance globale fondée sur un polycentrisme en devenir, qui redonne un cadre et dessine un avenir à ce XXIe siècle naissant.