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Une trajectoire du capital. De la crise de 1929 à celle de la nouvelle économie

Par : Isaac Joshua
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  • Nombre de pages293
  • PrésentationBroché
  • Poids0.34 kg
  • Dimensions13,0 cm × 21,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN2-84950-088-7
  • EAN9782849500880
  • Date de parution01/04/2006
  • CollectionUtopie critique
  • ÉditeurSyllepse (Editions)

Résumé

Ce livre est né d'un certain nombre d'interrogations sur un capitalisme pris entre mutations et continuité, entre capacité à survivre et mort annoncée. Il s'agit de désigner les écueils entre lesquels il navigue, qu'il peut éviter mais contre lesquels il peut aussi bien se briser. Que nous révèle, de ce point de vue, la trajectoire du capital, jetée comme un pont suspendu entre la crise de 1929 et celle, en 2001, de la " nouvelle économie " ? La grande crise américaine de 1929 est la première et spectaculaire manifestation de la foncière instabilité d'un capitalisme arrivé à maturité.
Elle ouvre l'ère des crises majeures. Les " trente glorieuses " (1946-1974) y échappent, car ce sont celles d'une phase de rattrapage, après les destructions accumulées de 1914 à 1945. Toute parenthèse doit se refermer : la chute des taux de profit de la seconde moitié des années 1960 débouche sur la rupture du début des années 1970. L'après-guerre commence, non en 1946, mais en 1974. L'offensive néolibérale des années 1980 marque alors l'entrée dans une nouvelle ère, celle d'un capitalisme universel, celle aussi d'une mondialisation du salariat et d'une financiarisation grosse de périls nouveaux.
Dans l'Histoire, recommencement n'est pas redite, mais renouvellement. La crise de l'Asie du sud-est de 1997 nous apparaîtra à la fois comme un retour du passé (la réouverture de l'ère des crises majeures) et comme un énoncé sur la réalité d'aujourd'hui (une crise de la mondialisation du capital productif). De la même façon, la crise américaine de la nouvelle économie (2001) est la première crise grandeur nature du modèle néolibéral.
Mais elle est aussi une façon de reformuler le passé : nous assistons à la mise en place d'un nouveau modèle de surconsommation financiarisée, une machine folle jetée dans la fuite en avant, avec de plus en plus de consommation, de moins en moins d'épargne, de plus en plus de dettes. La conclusion générale de l'ouvrage décrit les sentiers escarpés que le système capitaliste est contraint de parcourir, cheminant tel un funambule entre divers abîmes, entre hyperpuissance incontestée et émergence d'un challenger, entre crises de l'intensivité et crises de l'extensivité, entre risque de l'étouffement et danger de l'effondrement.